Avec Annacone, Wawrinka ouvre un nouveau chapitre

Tennis Cette semaine au tournoi du Queen’s, le Vaudois entame sa collaboration avec l’ex-coach de Sampras et Federer

Le Vaudois Stan Wawrinka

Le Vaudois Stan Wawrinka Image: LaurentVu/Marlyse Press Photo/MP

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Sans doute faut-il imaginer que l’histoire puisse se terminer autrement que la précédente. En beauté, peut-être? N’allons pas trop vite en besogne, mais l’idée que la collaboration nouvelle entre Stan Wawrinka et Paul Annacone pour la saison sur gazon apporte davantage de fruits que celle, très éphémère, ayant lié l’an dernier le Vaudois à Richard Krajicek fait son chemin avant même que tout ne se soit mis en branle. «Le coach va orienter le Suisse vers des tactiques qu’il n’a encore jamais utilisées sur cette surface, relève notamment l’ancien spécialiste de double Todd Woodbridge. Cela peut faire la différence afin de l’amener au succès.»

Le laps de temps est court, mais les augures sont bons. Sur le papier, premièrement. Et c’est cette semaine, du côté du Queen’s de Londres, que le récent finaliste de Roland-Garros va vivre ses premiers instants avec Annacone dans le box aux côtés de son véritable entraîneur, Magnus Norman. L’union faisant la force, l’ajout de l’Américain à son staff peut-il transformer «Stanimal» en un herbivore de première? Si la question se pose avec tant d’acuité, c’est certainement parce que le Vaudois commence à faire peur à tout le monde. Parce qu’il est capable de tout. Et du meilleur, donc.

Qu’il n’ait jamais franchi la porte des quarts de finale à Wimbledon ne change rien à l’inquiétude que suscite chez ses rivaux la perspective de le rencontrer. Son potentiel, sa force physique et mentale ainsi que sa puissance le rendent dangereux en toutes circonstances. «En quelques jours sur gazon, Annacone peut l’aider à trouver de meilleurs angles encore, à mieux utiliser sa palette», renchérit Woodbridge dans une chronique qu’il tient pour le site Internet Tennismash.com.

Lauréat avec «RF» en 2012

Peut-être faut-il rappeler aux moins de 20 ans que le coach quinquagénaire ne vient pas de nulle part et qu’il peut tout à fait provoquer un déclic dans le tennis de l’homme aux trois titres du Grand Chelem. Ancien 12e mondial, il s’est surtout fait connaître en reprenant en main la carrière de Pete Sampras au milieu des années 90 et jusqu’en 2002, puis en couvant Tim Henman et surtout Roger Federer, entre 2010 et 2013. C’est d’ailleurs sous sa houlette que le Bâlois a cueilli ce qui reste à ce jour son dernier titre à Wimbledon, voici (déjà) cinq ans. Prometteur pour Stan?

En tout cas, tout le monde s’accorde à dire que Paul Annacone s’était à l’époque parfaitement fondu dans le clan Federer, en apportant sa pierre à l’édifice. «Il avait grandement contribué aux aspects tactiques et à la vision du jeu de Roger», se souvenait il y a quelque temps Severin Lüthi dans le New York Times. Ex-coach de Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga et Grigor Dimitrov (notamment), Roger Rasheed relevait pour sa part l’incontestable apport de l’Américain sur l’agressivité en retour de service et les options prises au filet par l’ancien No 1 ATP.

Alors bien sûr, on ne transformera pas le tennis de Stan Wawrinka en celui de «RF», mais sur le gazon actuel, le Vaudois dispose de l’attirail pour faire plus que simplement tirer son épingle du jeu. Après tout, si l’on excepte son échec au 2e tour de Wimbledon 2016 contre Juan Martin Del Potro (un match raté tactiquement), il reste sur deux quarts de finale à Church Road: l’un en 2014 contre Federer, l’autre en 2015 face à un Richard Gasquet qu’il aurait pu et dû battre mille fois (4-6, 6-4, 6-3, 4-6, 9-11).

Au révélateur

Cet été, si le tirage au sort lui épargne un client «dérangeant» en première semaine (Anderson, Isner, Karlovic, F. Lopez, Verdasco, Vesely…), Stan Wawrinka pourra espérer aller très loin à Wimbledon. Reste qu’avant cela, il s’agira de roder la collaboration avec Paul Annacone.

Et au Queen’s, le plateau est chargé (Murray, Raonic, Cilic, Tsonga, Dimitrov, Berdych, Sock…). Rien de tel pour être mis à l’épreuve avant de s’atteler à compléter une moisson de Grand Chelem: après l’Open d’Australie 2014, Roland-Garros 2015 et l’US Open 2016, il n’en reste «qu’un» à cueillir pour le No 1 helvétique. Rien de tel pour passer de Londres à la lumière.

Tiens, et si l’histoire se terminait (bien) mieux que l’an dernier?

(TDG)

Créé: 19.06.2017, 15h49

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