Passer au contenu principal

Wawrinka n'a plus son destin entre ses mains

Pour accéder aux demi-finales, le Vaudois doit battre David Ferrer vendredi (15 heures). Et espérer que Rafael Nadal ne fléchisse pas contre Tomas Berdych. Mode d'emploi.

Le sort de Stanislas Wawrinka est en partie entre les mains de Rafael Nadal.
Le sort de Stanislas Wawrinka est en partie entre les mains de Rafael Nadal.

Stanislas Wawrinka pourrait payer cher les trois tie-breaks qu'il a perdus dans ses deux premiers matches du Masters de Londres. Le Vaudois ne se qualifiera pas pour les demi-finales si Tomas Berdych (no 7) prend le meilleur sur Rafael Nadal (no 1) vendredi soir.

La victoire fêtée en deux manches par le Tchèque jeudi soir face à David Ferrer (no 3) a changé la donne dans la poule A. Tomas Berdych affiche en effet un meilleur pourcentage de sets gagnés (3-2) que Stanislas Wawrinka (2-3), qui s'est incliné 7-6 7-6 face à Rafael Nadal mercredi.

Il est donc assuré de devancer le Vaudois s'ils obtiennent le même nombre de victoires, malgré sa défaite (6-3 6-7 6-3) concédée face à lui dans le match d'ouverture du tournoi. La confrontation directe n'est en effet décisive qu'en cas d'égalité entre deux joueurs.

Or, les deux hommes se retrouveront à égalité soit avec Rafael Nadal, qui est déjà qualifié grâce à ses deux succès décrochés en deux manches, soit avec David Ferrer, déjà éliminé après avoir subi deux défaites en deux sets.

En cas de victoire des deux hommes vendredi, Stanislas Wawrinka affichera au mieux un ratio de 4-3, et Tomas Berdych au pire un 5-3. Même constat en cas de défaite: le Vaudois compterait au mieux trois manches gagnées et cinq perdues (3-4 au pire pour le Tchèque).

«Une tournée de champagne»

Le sort de Stanislas Wawrinka est donc en partie entre les mains de Rafael Nadal, qui reste sur... 15 succès face à Tomas Berdych. Le no 2 helvétique peut s'attendre à ce que le gaucher majorquin -dont la dernière défaite face au Tchèque remonte à 2006- ne lâche rien vendredi soir.

«Je me battrai pour aller en demi-finales. Il est déjà qualifié, et est certain d'être no 1 mondial en fin de saison. Mais il n'y a sans doute pas d'adversaire plus redoutable. Il est un guerrier, et ne me fera aucun cadeau», soulignait d'ailleurs en conférence de presse Tomas Berdych, qui s'était montré moins sérieux sur le court mercredi soir après son succès aux dépens de David Ferrer. «Je paierai à Rafa une tournée de champagne», avait-il lancé.

Malheureusement pour lui et contrairement à ce qu'il avait lui-même expliqué mercredi devant la presse, Stanislas Wawrinka ne sera donc pas totalement maître de son destin. Une chose est néanmoins sûre: il devra absolument battre David Ferrer pour garder espoir. Il l'a déjà fait à quatre reprises, en onze face-à-face.

«Je devrai l'agresser»

«J'ai l'impression que l'issue de cette rencontre dépendra avant tout de moi étant donné le niveau de jeu que produis actuellement. Tout dépendra de mes sensations physiques, tennistiques et mentales», affirmait le Vaudois. «Quand je le bats, c'est premièrement car je sers bien, et deuxièmement car je lui montre que je n'ai pas peur d'être embarqué dans de longs échanges.»

Le champion junior de Roland-Garros 2003 sait qu'il a les armes pour vaincre la résistance du droitier de Valence, qui semble à bout de souffle à l'occasion de sa septième semaine de compétition consécutive. «Je devrai l'agresser dès que j'en aurai l'occasion. J'en ai les moyens avec mes frappes lourdes et mes capacités physiques», soulignait-il.

Patience de mise

Stanislas Wawrinka connaît aussi parfaitement les points forts de son prochain adversaire. «Il retourne très bien, en prenant la balle très tôt parfois. Sa vitesse de déplacement lui permet de te faire souvent jouer un coup supplémentaire, et de prendre le contrôle avec son coup droit lifté pour distribuer le jeu. Les conditions de jeu sont en outre assez lentes, ce qui lui convient parfaitement», poursuivait-il.

Le Vaudois devra donc se montrer patient vendredi, sur et peut-être en dehors du court. S'il s'impose face à l'Ibère dans ce match programmé à 15 heures, il devra en effet patienter durant de longues heures avant de connaître son sort.

(si)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.