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Violences sexuelles: le président reste en poste

Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace, veut attendre la fin de l'inspection avant d'éventuellement démissionner.

Didier Gailhaguet veut attendre.
Didier Gailhaguet veut attendre.
Keystone

Le patron des sports de glace Didier Gailhaguet, dont la ministre Roxana Maracineanu a demandé lundi la démission dans le contexte des révélations sur les agressions sexuelles dans le patinage, a indiqué mardi qu'il ne prendrait pas de décision avant la fin de l'inspection diligentée par le ministère des Sports.

«La ministre ayant annoncé qu'elle mettait en place une inspection générale, le président de fédération que je suis attendra les résultats de cette inspection avant de prendre une décision sur une démission demandée par Madame la ministre», a déclaré M. Gailhaguet en soirée en marge d'un bureau exécutif extraordinaire de la Fédération française des sports de glace (FSG) organisé au siège de l'organisation à Paris.

Gailhaguet est mis en cause pour avoir conservé dans son équipe fédérale Gilles Beyer malgré une mesure d'interdiction d'exercer auprès de mineurs après une enquête au début des années 2000.

Or Gilles Meyer a été l'entraîneur de Sarah Abitbol, multiple championne de France et d'Europe et médaillée mondiale en couple, qui l'accuse de l'avoir violée entre 1990 et 1992, alors qu'elle était âgée de 15 à 17 ans.

Gailhaguet préside la FFSG depuis 1998, à l'exception de la période 2004-2007. En 2002, il a écopé d'une interdiction de toute fonction à l'international durant 3 ans pour avoir triché par le biais du vote d'une juge française lors des JO 2002.

Des documents montrés mercredi

Interrogé sur le soutien apporté ou non par la quinzaine de membres du bureau exécutif réuni pendant plus de quatre heures mardi soir, M. Gailhaguet a seulement répondu: «je vous le dirai demain mercredi».

«Demain (mercredi), j'apporterai des documents, des faits, des pièces concrètes et vous jugerez sur pièce», a-t-il déclaré à propos de la conférence de presse qu'il tiendra mercredi à 14h30 au siège de la fédération.

«Je suis conscient de la gravité de la situation. Je trouve quand même un peu bizarre que seul le président de la fédération soit aujourd'hui au banc des accusés. Je suis un homme clean. Je ne mérite pas le traitement qui m'est apporté, et je saurai le démontrer.»

Il a par ailleurs répété qu'il avait «certainement commis des erreurs, mais pas commis de fautes».

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