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FootballVarol Tasar aurait dû tenir sa langue

Trop confiant, le néo-attaquant du Servette avait laissé entendre, samedi, qu’il resterait bien à Aarau. Crispation à Genève.

Varol Tasar jubile après avoir inscrit le deuxième but argovien, jeudi à la Maladière. Il ne savait pas encore que le ciel lui tomberait sur la tête dimanche au Brügglifeld.
Varol Tasar jubile après avoir inscrit le deuxième but argovien, jeudi à la Maladière. Il ne savait pas encore que le ciel lui tomberait sur la tête dimanche au Brügglifeld.
Keystone

Sans doute faut-il y voir les effets conjugués de l’euphorie et de l’inexpérience. En quelques heures, Varol Tasar, le talentueux attaquant du FC Aarau, a réussi cette triste double performance: manquer sa sortie avec son ancien club et crisper son arrivée dans le nouveau. On s’explique.

Révélation de la saison en Challenge League, l’Allemand (22 ans) s’est engagé cet hiver pour deux saisons avec Servette (contrat valable en cas de promotion seulement). Théoriquement, il est donc le seul Argovien à n’avoir pas dit adieu à la Super League, dimanche à l’issue du miracle réalisé par Xamax au Brügglifeld. Sauf que le jeune homme a incarné ces derniers jours – avec l’aide de nos collègues de l’«Argauer Zeitung» – l’excès de confiance qui habitait les Argoviens.

Dans un article publié samedi dans le «Schweiz am Wochenende», titré «Tasar a le cœur brisé: peut-il rester ou sera-t-il obligé de partir?», le joueur confie qu’il «part toujours du principe qu’il sera servettien la saison prochaine» avant de laisser cette porte ouverte: «Les victoires de ces dernières semaines avec Aarau ont laissé des traces. Tout peut aller vite dans le football. On verra ce qu’il peut se passer ces prochains jours.»

À quoi pensait Varol Tasar? Une renégociation du contrat, un prêt durant la première saison? Une chose est certaine: il n'envisageait pas un retour xamaxien. Comme le journaliste qui enchaîne alors en précisant que «Sandro Bürki sent que son attaquant veut rester» et qu’il «va entamer des discussions avec la direction servettienne la semaine prochaine». Depuis dimanche et «l’Aaraumontada», ces lignes font beaucoup rire du côté de Neuchâtel. Et à Genève?

Bien avant le match retour, elles avaient fait réagir, parfois jusqu'à l'irritation, les plus fervents suiveurs servettiens. Et dimanche soir, c’est le compte officiel du champion de Challenge League qui s’est fendu d’une petite pique en référence à l’épisode. Sa cible? L’«Aargauer Zeitung» plutôt que Varol Tasar lui-même. Sans doute faut-il y voir un signal (habile) aux supporters dont la traduction serait: «Ne tenez pas rigueur à Tasar pour sa sortie, il a été piégé». Le public de la Praille suivra-t-il cette interprétation?

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