Le Team de Cruz joue gros à plus d’un titre

CurlingCe samedi à Thoune, les Genevois se frottent en finale des championnats de Suisse à leur grand rival bernois. Qualification pour les Mondiaux en jeu.

Benoît Schwarz et ses coéquipiers ne veulent pas tout perdre.

Benoît Schwarz et ses coéquipiers ne veulent pas tout perdre. Image: Keystone

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Cette semaine, sur la glace de Thoune, le Team de Cruz a failli tout gagner. Et ce samedi (13 h), en finale contre son grand rival Berne Zähringen, il pourrait tout perdre. Le curling est une science exacte et un art parfois cruel. «Mais dans notre esprit, on n’envisage pas les choses de cette manière, corrige Benoît Schwarz. On va jouer notre jeu, sans se prendre la tête, en misant sur notre stratégie et notre expérience.»

Anecdotique, la défaite subie vendredi après-midi contre Zoug SSO (6-9) ne change rien au discours serein des curleurs genevois. «Elle compte pour beurre», s’exclame Valentin Tanner, qui vient de passer sous la tondeuse du coiffeur. Elle n’a surtout pas remis en cause leur excellent début de tournoi, marqué par des succès pas toujours faciles à remporter et l’hospitalisation en urgence (mais sans suite fâcheuse) de Sven Michel, victime de maux de ventre.

«Le niveau du curling helvétique est en hausse. Les matches sont plus disputés, plus longs. Il faut plus se retrousser les manches. Là, on est tombé sur un adversaire costaud, qui a tenté le quitte ou double et qui a réussi un dernier coup parfait», commente Benoît Schwarz, pas du tout alarmé.

Certes plus bousculé que d’habitude, le quatuor genevois n’en a pas moins tenu son rang, infligeant notamment deux défaites au vice-champion d’Europe Yannick Schwaller. À chaque fois, la décision s’est jouée sur le fil (8-7 et 6-5). «Le premier match a été de toute beauté, le second plus défensif. Tactiquement, on a bien manœuvré et bien communiqué entre nous. Cette saison, on mène 5 victoires à 1 contre les Bernois. Psychologiquement, c’est un atout non négligeable», ajoute le No 4 genevois.

Mais les champions en titre ne sont pas dupes. En finale, dans le vif de l’action, les statistiques s’effaceront, les cerveaux s’exciteront et les nerfs s’échaufferont. Pour eux, l’enjeu est de taille, peut-être plus que jamais. «Rater la finale et ne pas se qualifier pour les Mondiaux, ce serait dur. Pour les JO, ce ne serait pas cuit, mais on n’aurait plus vraiment de droit à l’erreur», reconnaissent-ils. Yannick Schwaller et sa bande les obligeront à se surpasser. «Avoir un rival aussi fort, c’est à double tranchant. C’est aussi stimulant que dérangeant…»

Créé: 14.02.2020, 19h11

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