Passer au contenu principal

Des succès, des larmes et une polémique

Jeux olympiques, Coupe du monde de foot, Européens: 2018 a été riche en événements majeurs et en émotions. Les Vaudois ont particulièrement brillé.

La provocation de Xhaka et de Shaqiri (Lichtsteiner s’y est aussi mis) lors de Serbie-Suisse (1-2), le 22 juin à la Coupe du monde, a fait couler beaucoup d’encre. L’aigle bicéphale a depuis disparu des célébrations helvétiques.
La provocation de Xhaka et de Shaqiri (Lichtsteiner s’y est aussi mis) lors de Serbie-Suisse (1-2), le 22 juin à la Coupe du monde, a fait couler beaucoup d’encre. L’aigle bicéphale a depuis disparu des célébrations helvétiques.
Keystone

Désigner le plus grand moment sportif de l’année écoulée est compliqué. Les exploits ont été si nombreux en 2018, que la réponse est forcément multiple.

Pour beaucoup d’athlètes, ce millésime symbolise l’aboutissement, le bonheur et la fierté. En quelques instants, ce sont non seulement des milliers d’heures d’entraînement, mais aussi des litres de larmes et de sueur qui se sont transformés en métal précieux. Combien de jours dans l’ombre ces sportifs ont-ils passés pour savourer cet instant de gloire?

Parmi les champions qui ont vu leurs efforts se matérialiser, Fanny Smith a enfin accompli son rêve olympique, en décrochant le bronze du skicross à PyeongChang. Son sourire et sa joie communicatifs n’ont d’égal que le bonheur de Lea Sprunger à Berlin. La sprinteuse de La Côte avait avalé tant de couleuvres, deux ans plus tôt à Rio, que ce retour, aussi efficace que ses foulées, a réjoui tout un pays.

Les «mini-JO européens», comme certains les ont astucieusement appelés cet été, ont été une réussite télévisuelle, organisationnelle et surtout sportive. Ainsi, on a vibré pour les Vaudois Frédérique Rol (aviron) et Théry Schir (cyclisme sur piste) lorsqu’ils ont décroché respectivement le bronze et l’argent à Glasgow. On a aimé lorsque Nicola Spirig a frappé dans la main de Sylvain Fridelance dans le team event des Européens. Le triathlète de Saint-Barthélemy a pleinement assumé son rôle et assuré l’argent à la Suisse.

La magie a aussi opéré pour Maude Mathys. L’athlète d’Ollon a fait main basse sur l’or européen et l’argent mondial en course de montagne. Sur route, elle a notamment remporté le Marathon de Zurich (en 2 h 31’) et Morat-Fribourg. Un autre Vaudois a brillé sur le bitume. Déjà champion du monde d’endurance et de Formule E, Sébastien Buemi a écrit une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès en s’imposant aux 24 Heures du Mans. Seuls deux Suisses avaient gagné cette épreuve avant lui. À savoir Marcel Fässler et Neel Jani.

À cette longue liste d’exploits, il faut associer Barnabé Delarze, vice-champion du monde d’aviron en Bulgarie. Le rameur de 24 ans monte en puissance avec son coéquipier de double scull, Roman Röösli. De bon augure pour 2019 et surtout 2020 et les Jeux de Tokyo.

Sur le plan collectif, le 8e titre national du LUC, en volley-ball, a marqué 2018. Sans parler des entraîneurs et amis dans la vie de Ludovic Magnin, vainqueur de la Coupe de Suisse de foot, et Lucien Favre. Lulu a emmené Dortmund en tête de la Bundesliga et de son groupe en Ligue des champions.

Le ballon rond, qui a fêté la 2e étoile de la France, cet été, a aussi vu la Suisse plonger dans la polémique. L’affaire de l’aigle bicéphale a presque éclipsé la terne défaite (1-0) en 8e de finale, contre la Suède. Des Scandinaves face auxquels la Suisse a connu bien des soucis. Et pas uniquement au foot. Elle a été battue aux tirs au but, en finale des Mondiaux de hockey, ainsi qu’en Coupe Davis, en curling (finale des Européens) et en unihockey (demi-finale des Mondiaux).

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.