Ce mardi soir, Miranda et Karrer patineront de l’autre côté

Hockey sur glaceLes deux anciens Zurichois avaient été privés de play-off par Genève. Ils joueront pour la première fois contre le «Z». Et ce sera avec les Aigles.

Roger Karrer et Marco Miranda ont choisi Ge/Servette pour progresser et assumer davantage de responsabilités.

Roger Karrer et Marco Miranda ont choisi Ge/Servette pour progresser et assumer davantage de responsabilités. Image: Laurent Guiraud

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On leur pose toujours la question depuis qu’ils ont choisi de rejoindre le bout du lac et Genève. «Non, nous n’avons pas signé ensemble ni en même temps. Il s’agissait de négociations et de discussions séparées. Mais il est évident que nous étions au courant de la démarche de l’un et de l’autre.» Marco Miranda et Roger Karrer n’ont pas été transférés dans un duo pack négocié par Chris McSorley. C’est finalement un peu le hasard et le cours des choses qui ont précipité la signature de ces deux bons espoirs du hockey suisse, qui avaient besoin de voir autre chose.

Partir pour grandir

Depuis qu’ils sont gamins, les deux joueurs ont été pris dans les radars du hockey zurichois, qui ratisse large. Ils ont gravi les échelons, gagné des titres chez les juniors, fait leurs premières gammes en LNA, avec au passage un titre de champion en 2018 avec un certain Hans Kossmann derrière le banc. Mais dans une organisation qui regorge de talent, il est parfois compliqué de recevoir des responsabilités. La voie de l’exil est alors assez tentante. «On est venus à Genève pour s’inscrire dans un projet qui nous plaît bien, analyse Roger Karrer. Pour l’instant, on peut dire que nous ne regrettons pas notre choix.» Son camarade poursuit. «On voulait franchir un palier, avoir davantage de temps de jeu et de responsabilités.»

L’un est défenseur, l’autre attaquant. Et ensemble, ils ont aussi connu les joies d’une première convocation en équipe de Suisse lors du premier camp automnal, lorsque Patrick Fischer convoque essentiellement des jeunes. Avec Genève, ils ont sans aucun doute trouvé le cadre de travail idéal pour s’illustrer et rester dans les bons papiers du coach national.

Aux Vernets, on va leur donner du temps à tous points de vue. «Miranda et Karrer sont à un âge charnière (21 et 22 ans) où ils doivent s’affirmer en tant que leaders, explique Pat Emond, tout heureux de pouvoir compter sur ces deux hockeyeurs très doués. Cela ne se fera pas en un claquement de doigts et on se doit d’être patient.» Karrer bafouille plusieurs fois son shoot de la bleue contre Bienne? Il restera tout de même dans le jeu de puissance. «Cela n’aurait aucun sens de le punir maintenant en le sortant de l’alignement, poursuit Pat Emond. Les tirs ratés d’aujourd’hui seront peut-être ceux réussis de demain.»

À commencer lors de ce match si particulier contre leur club de toujours. «Nous n’avons tout simplement jamais joué contre Zurich, soulignent-ils en chœur. Difficile de dire à quoi nous nous attendons. Ce sera évidemment spécial et on fera tout pour trouver le moyen de contrarier nos anciens coéquipiers. Quand le puck est lâché, on oublie le reste et ce ne sera pas compliqué d’être motivé.»

Une soirée bizarre

Marco et Roger sont presque soulagés de patiner dans l’autre camp, cette fois. Ils n’ont pas oublié cette pénible soirée de mars 2019, lorsque les Aigles avaient arraché leur qualification pour les play-off dans une sorte de finale contre Zurich. «Je me souviens d’un match très bizarre, avec des buts bizarres, une ambiance électrique qui avait rajouté une bonne dose de pression. Et au final, une immense déception.»

Les Lions auront sans doute des envies de vengeance. Mais ne comptez pas sur Marco Miranda et Roger Karrer pour leur faciliter le boulot. S’ils ont signé à Genève, c’est aussi pour vivre ce genre de match. Ensemble.

C'est à Zurich ou à Genève...

qu’on boit le meilleur café?

Marco Miranda (M.M.): Je ne bois pas de café. Roger Karrer (R.K.): À Genève, je pense.

que l’on déguste les meilleures pâtes?

M.M.: On n’a pas encore testé les pâtes à Genève. En revanche, je suis allé au Flacon, à Carouge. Une expérience incroyable. Je n’avais encore jamais mangé dans un restaurant étoilé.

que l’on savoure les meilleures bières?

R.K. et M.M.: À Zurich, sans hésitation.

qu'on rencontre les filles les plus jolies?

M.M.: Je ne suis plus célibataire. Je vis ici avec ma copine, donc je vais dire Zurich puisqu’elle vient de là-bas. R.K.: Pas mieux…

que se trouve le plus beau lac?

M.M.: Les deux lacs, celui de Zurich et celui de Genève, sont magnifiques. Ici, j’ai bien apprécié l’accès libre au lac, qui est très central. R.K.: Pour les lacs, je dirais presque match nul. Mais à Genève, il y a le Jet d’eau en plus.

qu’on circule le mieux?

R.K.: À Zurich, sans hésitation! M.M.: C’est clair. C’est carrément fou la façon dont roulent les gens à Genève. On sent vraiment qu’on n’est pas loin de la France (il éclate de rire)! Il y a des voitures et des scooters avec des plaques françaises qui surgissent de n’importe où, n’importe comment. Il va falloir que je m’adapte car à Zurich je restais sagement dans les règles. Les lignes de bus à Genève, c’est réservé aux motos?

qu’on entend chanter le meilleur public?

R.K.: Objectivement, c’est ici, à Genève. Je dirais quand même qu’à Zurich, nous avions des bons fans, mais que la configuration du Hallenstadion n’aidait pas à créer une grosse ambiance. C’est quelque chose qui pourrait changer dans la future patinoire. M.M.: À Genève pour moi aussi. Il peut y avoir un bruit assez incroyable dans cette patinoire.hsh

Créé: 16.09.2019, 17h17

Power-play

L’affiche Ge/Servette reçoit les ZSC Lions mardi soir à 19 h 45 aux Vernets.
L’équipe Antonietti est blessé. Tanner Richard et Tim Bozon ne se sont pas entraînés avec le groupe. Le premier est incertain (légèrement touché dans le haut du corps), le second avait le visage bien marqué après la charge reçue contre Bienne.
Dans les buts Gauthier Descloux sera aligné malgré deux excellentes prestations de Robert Mayer. Le staff veut maintenir tout le monde dans le coup et avec trois gros matches au programme cette semaine (vendredi à Ambri, samedi contre Berne), un tournus n’a rien d’illogique.
Décisions Noah Rod et Floran Douay étaient sous enquête après des charges jugées illicites. Les sanctions sont tombées lundi. Le capitaine a écopé de deux matches de suspension pour sa charge contre In Albon. Il purgera le second contre Zurich. Son coéquipier français a, lui, écopé d’un match pour charge à la tête de Künzle. Il sera absent contre Zurich lui aussi. G.SZ

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