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Sepp Blatter nie tout pot-de-vin

L'ex-président de la FIFA a rejeté les accusations de la justice US faisant état de pots-de-vin pour attribuer les Coupes du monde 2018 et 2022.

Sepp Blatter en décembre 2019.
Sepp Blatter en décembre 2019.
Keystone

«Pour l'attribution des Coupes de monde 2018 et 2022, "il y avait un 'gentleman's agreement' au sein du Comité exécutif de la FIFA: le Mondial 2018 à la Russie et le Mondial 2022 aux Etats-Unis, a déclaré l'ex-président de la Fédération internationale de football, Sepp Blatter, toujours suspendu. Il y a eu une intervention politique pour attribuer le Mondial 2022 au Qatar, c'est tout. Dans ce genre de décisions, c'est une intervention politique à haut niveau qui se fait», a-t-il ajouté.

Selon sa version des faits, si cet accord pour le Mondial 2022 aux Etats-Unis a échoué, c'est à cause de l'interférence gouvernementale de Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, lors d'un déjeuner avec Michel Platini, membre à l'époque du Comité exécutif de la FIFA. L'ancien numéro 10 de l'équipe de France, qui a reconnu avoir voté pour le Qatar, a toujours assuré de son côté avoir changé d'avis avant même ce déjeuner.

Le cas Jack Warner

Selon le procureur fédéral de Brooklyn, des dirigeants de la FIFA, essentiellement sud-américains, ont reçu des pots-de-vin pour leur vote dans l'attribution des Mondiaux de 2018 et 2022. Le document donne peu d'indication sur l'origine des versements.

Mais dans le cas de Jack Warner, ancien président de la Concacaf (confédération de football d'Amérique du Nord, Centrale et des Caraïbes), accusé d'avoir reçu 5 millions de dollars pour voter en faveur de la Russie, un individu est mentionné, ayant fait office de contact et qui est décrit comme "un proche conseiller du président de la FIFA" de l'époque, à savoir Blatter.

«On peut supposer qu'il pourrait s'agir de Peter Hargitay. Mais je n'aurais jamais dit à un conseiller d'intervenir et je ne pense pas qu'il ait pu écrire cela»", a encore indiqué Sepp Blatter.

afp/jsa

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