Un Romand à la tête d’une flotte de monstres des mers

VoileJulien di Biase dirige le SailGP, un championnat par nations dont l’épilogue se joue dès ce vendredi à Marseille.

Julien di Biase, ancien administrateur du Centre d’entraînement à la régate (CER) de Genève.

Julien di Biase, ancien administrateur du Centre d’entraînement à la régate (CER) de Genève. Image: DR

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«Au lendemain de la perte de la Coupe de l’America avec Oracle face aux Néo-Zélandais, en 2017, nous nous sommes demandé ce que nous allions faire par la suite», explique Julien di Biase, ancien administrateur du Centre d’entraînement à la régate (CER) de Genève. «On voulait quelque chose de nouveau. La Coupe est souvent une course à la technologie sur le court terme. Nous avions plutôt envie de développer un circuit viable sur la longueur.»

La Coupe de l’America avait largement gagné en notoriété en Suisse grâce à Alinghi entre 2003 et 2010, une période au cours de laquelle l’aiguière d’argent avait été soulevée deux fois par le défi helvétique. Julien di Biase, lui, avait choisi l’autre camp. Lors de la dernière édition, aux Bermudes, il était même directeur de l’organisation pour le compte de Team Oracle USA, après avoir été coordinateur et responsable de la logistique de l’équipe américaine dès 2008.

Avec la fin de cette aventure, le multimilliardaire américain Larry Ellison, patron fondateur d’Oracle, le légendaire navigateur néo-zélandais Russell Coutts et Julien di Biase, 41 ans, ont alors lancé le SailGP, dont le Vaudois d’origine devient le chef des opérations. Ce championnat par nations regroupe des catamarans à foils F50, des machines valant 4 millions de francs issues du «recyclage» des multicoques AC50 utilisés aux Bermudes. Ils peuvent atteindre une vitesse folle de 50 nœuds, soit plus de 90 km/h. «Les bateaux ne sont plus tout à fait les mêmes, nuance Julien di Biase. Nous avons gardé les ailes rigides d’origine, mais tout le reste a été passablement modifié. C’est comme une rénovation de chalet. On commence petit et on finit par tout refaire.» Le but: créer une petite flotte homogène sur laquelle les équipages peuvent rivaliser à armes égales. «C’est la différence avec la Coupe de l’America, où on cherche à avoir le meilleur bateau. Là, ils sont tous pareils», enchaîne l’organisateur.

En 2019, pour la 1re édition, six équipes ont participé à quatre manches dans des villes aussi emblématiques que Sydney, San Francisco, New York et Cowes, disputant de spectaculaires courses côtières devant des gradins bien garnis. La superfinale se disputera ce week-end à Marseille. «Dès l’an prochain, nous aurons deux bateaux de plus et nous espérons avoir 6 ou 7 manches sur l’année, se projette Julien di Biase. À terme, nous voudrions avoir une dizaine d’équipes pour autant d’étapes, dont une en Suisse, pourquoi pas?» Quant à la participation d’un bateau aux couleurs helvétiques, elle pourrait survenir dès 2021.

Créé: 20.09.2019, 06h45

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