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TennisRoger Federer marche sur l’O(2)

Absolument irrésistible, le Bâlois a déclassé Novak Djokovic en jouant un tennis de rêve (6-4 6-3). Il est en demi-finale.

Le Bâlois était le plus fort dans ce match couperet.
Le Bâlois était le plus fort dans ce match couperet.
AFP

Roger Federer n’avait plus battu Novak Djokovic depuis 2015. Il y est parvenu au moment où on s’y attendait peut-être le moins, dans ce Masters qu’il avait traversé en souffrance durant deux matches. Comment le Bâlois a-t-il fait pour élever le niveau de son jeu à de telles altitudes, au meilleur moment? Lui seul à la réponse. Tous les autres mortels, de Novak Djokovic au public de l’O2 Arena, ne peuvent qu’admirer. Car durant 1h13 – victoire record contre «Nole» - «RF» n’a pas joué au tennis, il en a réinventé une version accélérée, amplifiée, sublimée.

Est-il possible de jouer tennis plus immaculé que celui proposé par «le Maître» durant le premier set? Cette question devrait occuper les discussions ces prochains jours. Absolument irrésistible au service – 8 aces, 83% de premières balles, 3 points perdus, en cinq jeux – le Bâlois semblait enchaîner les points presque en lévitation; comme porté par une assurance irréelle.

Et pourtant, après un départ raté (break concédé sur double faute à 1-1), Novak Djokovic trouva vite les ressources pour se révolter. Le Serbe frappait fort en coup droit dès qu’il en avait l’occasion, contrait en revers. Si bien que dès le milieu de ce set, les deux hommes étaient engagés dans une partie de ping-pong géante qui suscitait les soupirs d’admiration dans les tribunes d’une O2 Arena à 99% derrière «RF» (6-4). Forcément, Roger Federer ne pouvait dérouler un deuxième set aussi sublime. Ainsi après avoir été contré puis passé sur deux premières balles de break, le Bâlois lançait son deuxième jeu de service avec une double faute. Cinq points plus tard, il faisait face à sa seule balle de break de la partie. Prêt à bondir, Novak Djokovic retourna long. Mais «RF» balayait la menace grâce à deux énormes coups droits lâchés avec une assurance stupéfiante.

Est-ce cette occasion manquée qui plomba le moral du Serbe? Sans doute. Car le No 2 mondial lâchait son service dans la foulée pour terminer assommé dans un stade en fusion (6-3). «C’est une soirée sublime dans une ambiance magnifique, appréciait Roger Federer. J’ai joué incroyablement bien. Je savais que je devais le faire, parce que c’était Novak. Mais j’ai réussi à sortir un peu de magie de ma raquette. Maintenant je vais profiter, me reposer. Et vivement samedi.»

Mathieu Aeschmann, Londres

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