Un pigeon voyageur a fait son nid à Sous-Moulin!

Volleyball Baroudeur espagnol, Marlon Palharini dispute sa troisième saison à Chênois. Il est prêt à défier samedi Schönenwerd.

Marlon Palharini est d’attaque. «On peut se qualifier pour les demi-finales des play-off», dit-il.

Marlon Palharini est d’attaque. «On peut se qualifier pour les demi-finales des play-off», dit-il. Image: PIERRE ALBOUY

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De São Paulo à Sous-Moulin, il en a fait du chemin. Tel un aventurier ou un mercenaire, selon comment on définit sa carrière en zigzag. Une chose est sûre, Marlon Palharini (33 ans) a la bougeotte. Un vrai pigeon voyageur, que nul filet ne semble pouvoir retenir. Voilà pourtant plus de deux ans que l’ex-international espagnol (156 sélections à son actif) a posé son baluchon à Thônex. «C’est un record pour moi! D’habitude, je ne m’établis jamais aussi longtemps. Mais ici, je suis tellement bien. Un peu comme à la maison», dit-il.

Mais à la maison, où est-ce? A Jandaia do Sul, où il a passé son enfance brésilienne? En Espagne, où il a débarqué à 18 ans et où il a porté le maillot de sept clubs de Superliga différents? Ou ailleurs, au gré de ses pérégrinations, de Loretto à Orange, en passant par Anvers? Marlon Palharini sourit. Il aime le changement, le dépaysement. «J’ai même fait une pige d’une semaine au Qatar pour disputer l’Emir Cup! Une semaine, un match et puis retour…» raconte l’attaquant-réceptionneur.

C’était en 2013, quelques mois avant de signer à Chênois. A l’époque, il était en stand-by dans le Vaucluse. Coincé entre un club de ProB mauvais payeur et une offre de contrat fumeuse en Grèce. Le lot des volleyeurs pros qui bourlinguent aux quatre vents? «C’est plus dur depuis que j’ai quitté l’équipe nationale, il y a trois ans. En été, elle me permettait de joindre les deux bouts. A Orange, j’ai vécu le pire moment de ma carrière. Le pire, c’est l’insécurité, les salaires en souffrance.»

S’il ne fera pas fortune à Sous-Moulin, il a trouvé ici, «dans cette ambiance familiale, qui privilégie les relations humaines», chaussure à son pied. Enrôlé pour jouer les sauveurs, Marlon Palharini a pourtant connu des débuts difficiles. Une blessure à une cuisse, puis une saison dernière compliquée et frustrante. Il aurait pu alors partir, reprendre son baluchon. Mais il est toujours là et il ne le regrette pas. Il?faut dire qu’il a été le premier à applaudir l’arrivée de Charly Carreño, son ancien équipier en équipe nationale.

«Charly, c’est le meilleur coach que Chênois pouvait espérer, j’espère qu’il prolongera son mandat. Il respire le volley, il n’a pas son pareil pour bonifier les joueurs. En cinq mois, il a déjà fait beaucoup. Il a changé les mentalités, le jeu. Mais cela ne suffit pas encore…» L’Espagnol est élogieux et lucide. Il a du mal à digérer l’élimination en Coupe contre Näfels. «C’est dommage pour le club. Une finale l’aurait aidé à repartir de plus belle. Cette saison, l’équipe réussit souvent des débuts de match tonitruants, mais elle a du mal à la finition. On ne croit peut-être pas assez en nous. On est meilleurs que ce qu’on pense!»

Désormais, c’est en championnat que Chênois doit rebondir, se remettre en question. Les play-off, c’est bientôt. Samedi, c’est Schönenwerd qui débarque à Sous-Moulin (18 h), avec son top scorer… espagnol, Daniel Rocamora. «Pour espérer gagner, il faut réussir à le contrôler», glisse Palharini, qui connaît bien le terrible pointu et sait combien l’équipe soleuroise est difficile à manœuvrer. Contre elle, les Genevois ont perdu deux fois 3-0 cet automne… «Mais depuis, on joue mieux», rétorque le swinger chênois, décidé à ne rien lâcher.

Créé: 16.02.2017, 10h18

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