Peter Sagan était le plus fort

CyclismeLe Slovaque a remporté sans coup férir la 5e étape du Tour de France, à Colmar. Il s’est montré le plus fort des sprinters sachant passer les bosses.

Peter Sagan a survolé le sprint final de Colmar.

Peter Sagan a survolé le sprint final de Colmar. Image: AFP

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Le sextuple porteur du maillot vert de meilleur sprinter à Paris a démontré dans le Grand-Est de la France qu’il était le favori pour se succéder à lui-même. Il a remporté mercredi sa 12e victoire d’étape sur le Tour de France, sa première cette année, dominant facilement le Belge Wout van Aert et l’Italien Matteo Trentin. Dixième sans forcer, Julian Alaphilippe a tranquillement conserver son maillot jaune de leader de l’épreuve.

A Colmar, Peter Sagan a réussi là où il avait échoué depuis le début de l’épreuve. La frustration n’avait pas encore commencé à poindre, mais on imagine bien que le triple champion du monde ne devait pas se satisfaire de son 2e rang de Bruxelles, ou de ses 5e et 4e places d’Epernay et Nancy.

Aucune chance pour les échappés

Une fois n’est pas coutume, l’échappée de la matinée ne contenait aucun coureur Français. L’Australien Simon Clarke, le Letton Toms Skujins, le Belge Tim Wellens et le Danois Mads Würtz ont pris la poudre d’escampette et essayé de résister au peloton dans les deux dernières bosses. Peine perdue: les meilleurs punchers du plateau avaient fait rouler leurs coéquipiers d’entrée.

Ils ont ensuite lâché les sprinters les plus lourds, mais connu une petit frayeur, avec une belle attaque de Rui Costa dans les derniers kilomètres. Le Portugais, pourtant pas un spécialiste de l’effort solitaire, a tenu en respect ce qu’il restait du peloton presque jusqu’à la flamme rouge. Il a ensuite été englouti et a fait place aux cadors.

Jeudi les choses sérieuses débutent à la «Planche»

Jeudi, les choses sérieuses commencent déjà. Il est loin d’être certain que les divers leaders vont profiter de ce magnifique terrain de jeu pour déjà s’expliquer à deux semaines et demi de l’arrivée à Paris, mais les organisateurs leur ont au moins offert de quoi creuser des premiers écarts et marquer les esprits. Comme le dit l’adage cycliste, «le parcours propose, les coureurs disposent»…

Entre Mulhouse et la Planche-des-Belles-Filles, sur 160 km, sept difficultés sont au programme, dont trois de 1re catégorie. L’arrivée aura lieu dans un endroit devenu gentiment emblématique de la Grande Boucle, même s’il n’a été gravi que quatre fois - la première en 2012 seulement. Il y sera possible de faire de belles différences. La «Planche», sise à 1140 mètres d’altitude, sera atteinte après 7 km d’effort à 8,7% de pente moyenne et un maximum à 24% juste avant la ligne. Gare, déjà, aux défaillances.

Créé: 10.07.2019, 18h08

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