Niklès et Bellier espèrent briller en 2016

TennisLes deux espoirs genevois finissent leur première année sur le circuit pro. Ils se projettent déjà sur le prochain exercice.

Amis dans la vie, Antoine Bellier (à droite) et Johan Nikles poursuivent leur apprentissage. Et espèrent que leur année 2016 puisse être riche en satisfactions.

Amis dans la vie, Antoine Bellier (à droite) et Johan Nikles poursuivent leur apprentissage. Et espèrent que leur année 2016 puisse être riche en satisfactions. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ ET PIERRE ALBOUY

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En cette semaine de Masters, ils n’ont pas la tête tournée vers Londres. Pour eux, les paillettes de l’O2 Arena font partie des rêves lointains. Et pour cause, Antoine Bellier (19 ans) et Johan Nikles (18 ans) commencent à peine à se faire les dents sur le circuit ATP. Les deux Genevois sont encore parmi les «galériens» du tennis, ces joueurs dotés d’un courage en béton armé qui les pousse à écumer les tournois mineurs et la planète afin de grappiller des points, de l’expérience et de la confiance. Sans jamais céder au découragement et avec une passion qui ne se voit jamais contrariée.

Si cette année 2015 a d’abord été celle de l’apprentissage, le duo est désormais sur une bonne lancée. Le premier, qui a disputé les qualifications du tournoi de Bâle, reste sur une finale et une demi-finale dans des tournois Future en Tunisie. Le second vient pour sa part d’intégrer le dernier carré d’un Future en Grèce. Prometteur!

«Que du positif», dit Antoine

Aujourd’hui matricule 731 de la hiérarchie mondiale, Antoine Bellier a signé une fort belle progression depuis cet été – il était 1111e il y a quatre mois. «Le fait d’avoir pris part à beaucoup de tournois en Allemagne et en France au début de l’année m’a permis de me frotter à un niveau élevé et de progresser, note-t-il. Les résultats ont suivi à partir du mois de juillet. En cela, ma participation aux Interclubs avec le TC Genève m’a servi, car j’y ai affronté de sacrés joueurs.» Même si sa saison n’est pas encore terminée, le gaucher dit «n’en retenir que du positif». «Et je n’ai surtout pas envie de m’arrêter là», souffle-t-il.

Il faut dire que son passage par les Swiss Indoors lui a encore ouvert l’appétit. «Malgré ma défaite contre Benjamin Becker (ndlr: ex-35e ATP), cette expérience a été bénéfique, reprend «Tonio». J’ai pu mesurer le travail qu’il me reste à faire et ce match m’a donné plusieurs axes de travail pour la suite. Je veux mettre toutes les chances de mon côté pour l’année prochaine et continuer à prendre des points tout en gardant la ligne de conduite qui est la mienne depuis un an et demi.»

Ses dernières apparitions en Future l’ont conforté dans ses certitudes. Les conseils de Gaël Monfils et de Jo-Wilfried Tsonga – desquels il est régulièrement sparring-partner – le poussent également à batailler pour grimper encore. C’est ainsi qu’avant de terminer son année par trois tournois, dont un à Doha, Bellier affirme «espérer me rapprocher des 600 premiers mondiaux avant Noël».

Johan tient à aller de l’avant

Sa récente demi-finale à Heraklion lui a redonné le sourire. Johan Nikles ne cache en effet pas que sa saison a été en deçà de ses attentes. «Bien sûr, j’ai connu de bons moments, comme à Wimbledon (ndlr: au tournoi juniors) ou durant les Interclubs, mais il y a plein de fois où je me suis bloqué», regrette-t-il. Par peur de perdre, le Lancéen n’a pas toujours osé aller de l’avant et a, de fait, évolué trop en retenue. «J’étais tellement concentré sur le résultat que je ne produisais pas le tennis que je suis capable de livrer», avoue-t-il. Une attitude qui est allée jusqu’à irriter son coach Antony Dupuis, lequel a quitté les bords du court voici trois semaines en Grèce. «Cela a constitué un électrochoc pour moi, reprend Johan. J’ai par la suite gagné mes matches en allant de l’avant, en frappant fort. Bref, en jouant bien.» Sa demi-finale hellène, alors qu’il sortait des qualifications, n’est donc pas due au hasard. Elle est la récompense d’un comportement positif. La preuve qu’abandonner ses frustrations mentales finit toujours par payer.

C’est sur cette voie-là que Nikles, qui a terminé avec ses classes juniors et est retombé au 1218e rang ATP, entend continuer de rouler pour transformer 2016 en une année bénéfique. «Comme Rome, qui ne s’est pas faite en un jour, construire une carrière prend du temps, philosophe le droitier. C’est un apprentissage perpétuel et il n’appartient qu’à moi désormais de ne pas répéter les erreurs que j’ai commises cette année. Je considère qu’il y a beaucoup d’enseignements à tirer des mois qui viennent de s’écouler.»

En attendant, il prendra lui aussi le chemin de Doha pour boucler son exercice 2015. Au soleil et aux côtés d’Antoine Bellier. Comme pour mieux anticiper la saison suivante. Quoi de mieux, en effet, que d’aller chercher un peu de lumière pour continuer à rêver de Londres? (TDG)

Créé: 12.11.2015, 17h01

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