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De toute les matières, Quentin Métral préfère le sable à la paille

Le Genevois de SSO grimpe patiemment dans la hiérarchie mondiale. Plus haut, il y a les Jeux olympiques de Paris en 2024.

Quentin Métral est déterminé à poursuivre sa progression. Si les JO de Tokyo sont une gageure, ceux de Paris le font rêver.
Quentin Métral est déterminé à poursuivre sa progression. Si les JO de Tokyo sont une gageure, ceux de Paris le font rêver.
LDD/Coop BeachTour

Voilà quatre ans que Quentin Métral (24 ans) fait de sa passion tout un monde. Mieux que lui, il tourne rond, le nez planté dans les étoiles et les pieds enfoncés dans le sable. Certes, il n’a pas encore décroché la lune. Et alors, il ne s’est pas enlisé pour autant. «Cette saison, j’ai vraiment pris conscience de l’écart qui me sépare encore des meilleurs et j’ai mesuré les progrès qu’il va falloir accomplir pour m’en approcher», analyse le Genevois, No 54 mondial avec son compère bâlois Yves Haussener. Le défi est de taille comme est grande sa détermination. «Ca vaut la peine de tenter le coup jusqu’en 2024 et les Jeux olympiques de Paris», dit-il.

Si le rêve n’est pas interdit, l’univers du beachvolley n’est pas le paradis que l’on croit. La concurrence y est toujours plus rude et derrière le décor en trompe-l’oeil, la galère n’est jamais loin pour ces plagistes d’un autre type. «Mais je n’ai pas à me plaindre», poursuit Quentin Métral, revenu du Mexique il y a quinze jours après dix mois de pérégrination. De sa longue saison, qu’il juge très bonne, il retient son premier podium international au Cambodge (3e), des 8es de finale à Kuala Lumpur et Qinzhou, un succès de prestige face à la paire brésilienne Andre-George à Varsovie, des émotions à la pelle dans la mecque de Gstaad et sa 3e place aux championnats de Suisse (avec Florian Breer) malgré une blessure à un genou. Le tout en bûchant ses cours d’économie.

Pour faire mieux encore et espérer se qualifier cette pour les Championnats d’Europe, Quentin Métral est prêt à redoubler d’efforts l’an prochain. Première décision prise, en concertation avec Swiss Volley: quitter sa cellule bâloise dirigée par Isabelle Forer pour se recentrer sur Berne et privilégier son duo avec Yves Haussener, no 3 helvétique. C’est un gage de stabilité et de complicité, essentiel dans le beach. «Après, on a encore du boulot, tactique comme technique. Car il faut qu’on améliore notre jouerie, qu’on se montre notamment plus performants au service où un ace peut renverser le score dans les moments décisifs.» Bien sûr, en plongeant dans le sable, le beacheur de Troinex ne roule pas sur l’or. En 2019, ses gains en tournoi (environ 12 000 francs) ont couvert un tiers de son budget. «Heureusement, je peux compter sur plusieurs aides. Grâce à la commune de Troinex, au Fond du sport, à Servette Star Onex et à mon club de soutien, je ne suis pas sur la paille», rassure-t-il.

Une pige avec Chênois

En attendant de recommencer un nouveau tour du monde dès février (avec un premier camp d’entraînement à Tenerife et des tournois prévus au Cambodge, en Iran et en Australie!), le globe-trotter de SSO a tourné la p(l)age en signant une pige de six semaines à... Chênois! Avec l’équipe de Sous-Moulin, il a déjà disputé un bout de set samedi contre le LUC. «J’espère lui donner un coup de main, surtout à l’entraînement, en attendant la pleine guérison de Denis Abramov. En hiver, la salle me permet de bien travailler sur le plan technique. Et en LNA, le niveau est forcément plus élevé.»

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