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«Maître de l'Atlantique? Ah oui, ça le fait!»

Alan Roura a répondu à nos questions depuis son bateau, une heure après avoir battu le record de la traversée de l'Atlantique nord.

Alan Roura/La Fabrique

Alan Roura, qu'est-ce que cela vous fait d'être le nouveau maître de l'Atlantique?

Maître de l'Atlantique? Ah oui, ça le fait! C'est pas mal, comme dénomination. Pas mal du tout même.

Quels sont vos sentiments une heure après avoir franchi la ligne?

L'homme et le bateau sont arrivés entiers à destination, c'est déjà ça. Parce que ce n'était pas rien, cette tentative. Après, c'est une belle fierté, oui. J'avais un objectif et je l'ai atteint, c'est toujours un sentiment agréable.

Peut-on comparer les sentiments qui vous habitent en ce moment avec ceux qui étaient les vôtres après le Vendée Globe ou la Route du Rhum?

Au niveau du ressenti intérieur, cela peut ressembler à ce que j'éprouvais à l'arrivée de mon premier Vendée. Mais c'est malgré tout complètement autre chose, dans la mesure où les émotions et la fatigue étaient cette fois concentrées sur quelques jours à peine.

À propos, combien de temps avez-vous dormi depuis votre départ de New York, il y a presque huit jours?

Houla... (Il réfléchit quelques secondes.)Peut-être huit heures en tout, guère plus, à coups de quelques minutes de sommeil par-ci par-là.

À partir de quel moment avez-vous su que vous alliez battre ce record?

Quand j'ai pris les bons vents, la nuit dernière (ndlr: celle de jeudi à ce vendredi). Là, j'ai su que, si le bateau n'avait pas un problème majeur, j'étais parti pour battre ce record.

Pourtant, vous avez eu quelques petites avaries durant votre traversée, semble-t-il...

Oui, mais c'est normal. Un bateau, ça vit. S'il ne casse pas un petit peu, c'est qu'on ne tire pas assez dessus! (Il éclate de rire.) Mais globalement je dirai que cela s'est plutôt bien passé à ce niveau-là.

N'avez-vous jamais été inquiet? Pas même jeudi, quand vous comptiez près de 45 milles nautiques de retard sur le temps de référence de Marc Guillemot en 2013?

Je n'ai pas pu être vraiment inquiet, parce que je n'étais pas forcément au courant du retard que j'avais à un certain moment. D'un côté, cela m'a évité de me faire du souci. Mon équipe avait prévu que je perdrais du temps au début, mais que les vents allaient me permettre de finir fort. J'ai donc continué avec une seule idée en tête: être le plus rapide au passage de la ligne d'arrivée.

Et maintenant?

Là, je suis sur mon bateau, qu'on amène à quai en Angleterre pour quelques heures, avant de rentrer en France. Et après, fini! Je ne fais plus rien pendant un moment!

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