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JOJ - SKI ALPINLuc Roduit: «Au départ, je rêvais d'une médaille»

Le Valaisan a confirmé la grande forme des skieurs de son canton dans la discipline du virage court, aux JOJ de Lausanne.

Le Valaisan de 17 ans cartonne durant ces Jeux olympiques de la Jeunesse.
Le Valaisan de 17 ans cartonne durant ces Jeux olympiques de la Jeunesse.
Keystone

Luc Roduit a pour idoles Daniel Yule et Ramon Zenhäusern, des Suisses qui brillent en slalom. Il a suivi leur exemple mardi aux Diablerets et réussi une magnifique 2e manche, synonyme de médaille d'argent aux Jeux olympiques de la Jeunesse.

Entretien avec un jeune homme heureux, qui va rentrer en Valais avec trois breloques autour du cou au minimum. Car il y a encore l'épreuve par équipe prévue mercredi.

Pas de bronze cette fois, mais de l'argent. Quel est votre sentiment?

C'est drôle de changer de couleur, ça fait plaisir! Je ne sais pas encore quoi dire... Entre les deux manches, j'ai dû beaucoup patienter et ce n'est pas mon fort. Dans ma tête, je me suis dit qu'il fallait que je donne tout, parce que je voulais vraiment monter sur la boîte. Je devais attaquer, mais pas trop non plus! Il fallait quand même arriver en bas...

C'est quoi le bilan, avant le team-event de mercredi?

Au départ, je rêvais d'une médaille et, là, je repars avec trois... C'est incroyable. Je suis content. Ces résultats aux JOJ permettent de savoir où on en est au niveau international. C'est également une récompense pour le travail effectué pendant la saison. Je ne sais pas ce qu'elles vont m'apporter pour la suite de ma carrière. Je ne sais pas quoi en dire. Peut-être une petite satisfaction d'avoir participé et performé ici. Mais pour l'instant, je ne sais pas trop.

En tant que Valaisan, on peut dire que vous êtes sur les traces de Daniel Yule et Ramon Zenhäusern?

J'espère, en tous cas! Mais pour les rejoindre dans l'élite, il va falloir beaucoup travailler... La différence de niveau est flagrante et la concurrence très élevée, dans ce sport, pour arriver en haut. Il faut aussi éviter les blessures et avoir un peu de chance.

Ces JOJ touchent à leur fin pour vous. Allez-vous pouvoir profiter d'aller voir d'autres disciplines?

Non, parce que la saison continue jusqu'en avril. Je dois tout de suite me reconcentrer pour les prochaines courses. Cette semaine, je me suis un peu habitué au confort, donc ce sera dur de retourner dans la réalité.

La Suisse n'a jamais trop eu cette culture du slalom. C'est en train de changer?

Moi, si j'en fais, c'est surtout grâce à nos slalomeurs valaisans. Je pense que c'est ça qui m'a attiré dans la discipline. Quand je les regarde, ils me font à chaque fois «sauter en l'air», on va dire. J'adore les regarder, ils sont incroyables. Le slalom est redevenu sexy pour les jeunes, même si on a peu de contacts avec eux. Ce qui est drôle, c'est que la maman de Daniel Yule était ma prof d'anglais...

Robin Carrel, Les Diablerets

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