Les meilleurs grimpeurs mondiaux se défient à Villars

Escalade La Coupe du monde fait étape vendredi et samedi dans la station vaudoise

Image: Keystone

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Sur un parking de 6000 mètres carrés doté d’une vue spectaculaire sur les Dents-du-Midi, deux parois verticales sont couvertes de prises. À Villars, pour la quatrième année consécutive, on a remis les parois au milieu du village pour la première manche de la Coupe du monde de difficulté et la quatrième épreuve de vitesse de la saison (voir encadrés). «Les voies ont l’air vraiment difficiles», rigole la Vaudoise Sofya Yokoyama en observant le mur de difficulté qui lui fait face.

Le mur de vitesse (à gauche) et de difficulté (à droite) promettent du spectacle à Villars. Image: CAS/ David Schweizer

La spécialiste de bloc va se mesurer aux meilleures grimpeuses de difficulté pour la troisième fois seulement en Coupe du monde. Car la perspective des Jeux olympiques de Tokyo 2020 et le format du combiné (qui regroupe les trois disciplines à découvrir ci-dessous) choisi pour le baptême olympique de l’escalade obligent les spécialistes à se diversifier.

Participer au minimum à deux épreuves de chaque discipline en Coupe du monde est nécessaire pour espérer se qualifier pour les Mondiaux de combiné à Tokyo en août prochain. Katherine Choong, spécialiste de difficulté, vise un top 10 à Villars. «Mais ce sera difficile, car il y a beaucoup plus de concurrence: les bloqueurs et les spécialistes de vitesse deviennent très bons en difficulté», souligne la Jurassienne.


Les trois disciplines qui forment l’épreuve du combiné

1) Difficulté: Un combat contre la voie

C’est la plus ancienne des disciplines de l’escalade. La difficulté (ou voie) descend directement de l’alpinisme. Équipés d’un baudrier et assurés avec une corde, les grimpeurs doivent arriver le plus haut possible de la voie proposée. Face à eux: un mur de 23 m de hauteur. En phase finale, les spécialistes découvrent le chemin à escalader juste avant de l’affronter et ont six minutes pour aller le plus haut sans tomber.

La Jurassienne Katherine Choong (en photo), l’une des meilleures Suissesses en falaise (outdoor), est la spécialiste nationale de la difficulté. «C’est ce qui se rapproche le plus de l’escalade en extérieur.» Petra Klingler, Anne-Sophie Koller, Sascha Lehmann et Dimitri Vogt sont les autres Helvètes à surveiller et qui tenteront de se qualifier pour la finale nocturne.

Vendredi 5 juillet. 9h - 17h: qualifications hommes et femmes. Samedi 6 juillet 10h - 12h30: demi-finales hommes et femmes. 20h: finale hommes. 21h: finale femmes.

2) Vitesse: Le sprint de l’escalade

Décriée par les puristes de la grimpe, la vitesse en escalade est l’équivalent du 100 m en athlétisme. «Il y a même de faux départs, c’est impressionnant pour le public!» précise Sofya Yokoyama (en photo). La Vaudoise et la Zurichoise Andrea Kümin sont les seules Suissesses engagées dans l’épreuve de vitesse à Villars. Leurs compatriotes ont privilégié la compétition de difficulté.

En vitesse, l’objectif est de réaliser le plus rapidement possible une voie toujours identique (au millimètre près) et tracée sur un mur vertical de 15 m de hauteur. Dans la phase finale de la compétition, un face-à-face oppose les deux grimpeurs et le vainqueur est celui qui arrive le premier au sommet. Les records du monde masculin (5’’ 48) et féminin (7’’ 10) seront-ils battus à Villars?

Vendredi 5 juillet 17h-19h: qualifications hommes et femmes. 21h: finale hommes et femmes.

3) Bloc: Des itinéraires à résoudre

L’escalade de bloc se pratique le plus souvent en salle. Les structures ne dépassent pas les 4 m de hauteur et sont grimpées sans corde ni baudrier. L’objectif est de réaliser les différents blocs proposés en atteignant la prise finale avec le moins d’essais possible en un temps donné. Chaque bloc est unique et les prises sont agencées de manière à réaliser un itinéraire plus ou moins difficile. Les blocs sont inconnus des compétiteurs avant qu’ils ne commencent leur circuit.

La Coupe du monde 2018-2019 de bloc s’est terminée au début de juin après six épreuves, dont une étape à Meiringen (BE) en avril. Championne du monde de la spécialité en 2016, la Suissesse Petra Klingler (en photo) a terminé 6e du classement de la discipline. Chez les hommes, Sascha Lehmann est le meilleur Helvète (27e). Dans la perspective des JO et de l’épreuve du combiné qui réunit les trois disciplines, les meilleurs bloqueurs s’améliorent en vitesse et en difficulté.

Créé: 05.07.2019, 08h30

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