Un leader lui manque, mais Ineos n'est pas dépeuplée

CyclismeMalgré la blessure de Froome mercredi sur le Dauphiné, l'équipe britannique reste impressionnante en vue du Tour de France.

Le Néerlandais Dylan van Baarle (Ineos) s'est imposé lors de la dernière étape du Critérium du Dauphiné 2019 à Champéry (VS).

Le Néerlandais Dylan van Baarle (Ineos) s'est imposé lors de la dernière étape du Critérium du Dauphiné 2019 à Champéry (VS). Image: EPA

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Victime de nombreuses fractures, au coude, aux côtes, au fémur et, on l’a appris plus tard, aux vertèbres et au sternum, Chris Froome ne courra pas le Tour de France. Mais pas de quoi faire trembler l’ancienne forteresse Sky, devenue début mai l’imprenable citadelle Ineos. La simple vue des bookmakers, tant prisés des sujets de sa gracieuse Majesté, vous le confirmera: les deux favoris actuels – Geraint Thomas à 2,75/1 et Egan Bernal à 6/1 – font partie du rouleau compresseur venu de la perfide Albion.

Cette semaine, Dave Brailsford, le manager de l’équipe britannique, n’avait pas franchement envie de parler, déjà, du Tour. Il s’inquiétait surtout de savoir si – ou quand – Chris Froome allait pouvoir recommencer à faire son métier. «Je pense qu’il va essayer et revenir. Mais qui sait l’impact qu’aura cette chute sur lui? s’interrogeait l’Anglais. Je n’imagine pas qu’il soit du genre à dire: «Bon, OK, je suis satisfait de ce que j’ai fait jusqu’ici et je raccroche mon vélo…» Il est davantage du genre à travailler plus dur pour revenir.»

Son forfait pour le grand raout de juillet ne bouleverse pas les plans anglais. Comme d’habitude, les Britanniques auront la meilleure formation du plateau et l’ont encore prouvé sur le Critérium du Dauphiné, qui se terminait pour la première fois de son histoire en dehors du territoire français.

La veille de l’arrivée à Champéry, qui a sacré pour la deuxième fois sur l’épreuve Jakob Fuglsang (Astana), c’est un certain Wout Poels, équipier de luxe chez Ineos, qui avait levé les bras lors de l’étape reine jugée en Isère. Dimanche, c’est le rouleur Dylan van Baarle qui a gagné dans le val d’Illiez. «On est venu avec Chris comme leader, son accident a été un choc, c’est vrai, mais ça n’a finalement rien changé à nos états de forme respectifs! On a montré qu’on était prêts pour la grande course de la saison», a posé van Baarle, en appuyant sur le «la».

Jakob Fuglsang a au moins montré qu’il faudrait compter avec lui. Le Danois de 34 ans, né à Genève où son père travaillait dans les années 80, a gagné le général et fera partie des plus sérieux outsiders. Il n’a jamais fait mieux que 7e à Paris, mais rêve en couleurs et surtout en jaune. «Dans le passé, sur le Tour, j’avais dû rouler pour des leaders comme Nibali. Je n’y ai eu qu’une bonne année, finalement. Mon but sera donc de faire mieux. Je vise le top 5 pour être content. Mais, pour y arriver, tout devra bien s’imbriquer. Après, avec des détails qui vont dans mon sens, je pourrai viser le podium…» Pas de quoi faire cauchemarder Ineos, en somme.

Créé: 16.06.2019, 19h51

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