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Lea Sprunger prête à jaillir à Londres

Qualifiée pour la finale du 400 m haies jeudi, la Nyonnaise a une vraie carte à jouer.

La Vaudoise est bien dans ses baskets et cela se voit sur la piste.
La Vaudoise est bien dans ses baskets et cela se voit sur la piste.
Keystone

Dans une épreuve sans véritable patronne cet été, Lea Sprunger aura ses chances en finale du 400 m haies des Mondiaux de Londres, jeudi (22h35). La Vaudoise a peut-être fait le plus dur en se qualifiant. Elle est libre dans sa tête, il ne reste «plus qu'à» laisser filer les jambes.

«C'est la première fois que Lea arrive à une grande compétition en ayant sa tête et ses jambes aussi bien connectées», analyse son coach Laurent Meuwly. Il fait allusion aux ratés des Européens indoor en début d'année à Belgrade (5e sur 400 m) et aux JO de Rio (élimination en séries sur 400 m haies), des malheurs aujourd'hui évacués grâce notamment au travail mental effectué. La Vaudoise a par exemple suivi deux séances d'hypnose pour l'aider à oublier et travaille également avec un coach mental.

De plus en plus de bouteille

Mais la raison de sa percée - à confirmer jeudi - s'explique aussi, d'abord, par l'expérience qui commence à entrer. La Nyonnaise, qui ne sera jamais la plus forte techniquement, se sent de plus à l'aise dans cette discipline qu'elle n'a abordée qu'en 2015. Elle se met à lâcher les chevaux. Et lorsqu'elle déroule ses grands compas, comme sur les 50 derniers mètres de sa demi-finale, ça fait mal à ses rivales.

Les Américaines, souvent, partent pied au plancher et finissent tant bien que mal, «lessivées», en espérant capitaliser sur leur avance jusqu'au bout. Mais quand l'acide lactique tétanise les jambes sur la fin, cet excès de fougue peut s'avérer fatal. C'est là que réside la chance de Lea Sprunger. «Courir en contrôle sur la première partie et se lâcher à la fin, c'est le plan», résume Meuwly.

Une finale ouverte

La favorite s'appelle Zuzanna Hejnova. Double championne du monde en titre, la Tchèque de 30 ans a de la bouteille et se révèle une technicienne hors pair. Les Américaines, emmenées par la championne olympique Dalilah Muhammad et Kori Carter, qui ont couru toutes les deux en moins de 53'' il y a six semaines aux sélections US, sont sur le papier entre une seconde et une seconde et demie plus rapides que Lea Sprunger (record à 54''29). Mais elles peinent parfois à courir vite hors des Etats-Unis. Muhammad a par exemple abandonné à Athletissima, où Lea Sprunger avait pris la 2e place.

La médaillée d'argent des Mondiaux 2015, l'Américaine Shamier Little, a été éliminée en demi-finale, de même que la vice-championne olympique, la Danoise Sara Slott Petersen. Restent toutefois encore la Jamaïcaine Ristannana Tracey, en pleine progression, la Britannique Eilidh Doyle, championne d'Europe 2014, ou encore l'Américaine Cassandra Tate, imprévisible...

Le droit de rêver

Lea Sprunger fait figure d'outsider. Attendre d'elle une médaille serait excessif mais en espérer une n'est pas interdit. Le 400 m haies, discipline complexe, se prête bien aux surprises. La Vaudoise a acquis une certaine routine, des petits détails auxquels elle peut se raccrocher quand elle sent monter le stress. Elle sera placée à l'excellent couloir 5, central, entre Muhammad et Hejnova. Si elle ne se laisse pas désarçonner par ces fusées en début de course, elle pourra faire parler sa puissance sur la fin.

(ats)

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