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Kevin Mbabu: «Tout est désinfecté après chaque passage»

Le Genevois de Wolfsburg a repris l’entraînement lundi, comme ses coéquipiers Mehmedi, Steffen et les autres. Il raconte.

«Je ne vais surtout pas me plaindre, c’est bizarre à vivre, mais il y a des situations autrement plus sérieuses que la mienne». Signé Kevin Mbabu.
«Je ne vais surtout pas me plaindre, c’est bizarre à vivre, mais il y a des situations autrement plus sérieuses que la mienne». Signé Kevin Mbabu.
Keystone

Par les temps qui courent, c’est une curiosité qui interpelle: au VfL Wolfsburg, le football a un peu repris ses droits. Depuis lundi, les joueurs de l’équipe de Bundesliga ont retrouvé le chemin du centre d’entraînement. C'est le deuxième club de Bundesliga à se relancer après Leipzig. À l’heure où le sport dans son ensemble est à l’arrêt, Wolfsburg a pris cette décision, qu’il a accompagnée de plusieurs mesures sanitaires pour se protéger du coronavirus.

À Wolfsburg, il y a trois internationaux suisses: Admir Mehmedi, Renato Steffen et Kevin Mbabu. C’est ce dernier que nous avons contacté, pour évoquer avec lui les conditions de cette reprise. Les craintes ou pas du groupe de retrouver déjà l’effort collectif quand d’autres joueurs, en Allemagne et dans les autres pays sont strictement confinés. Le Genevois a répondu sans détour.

Kevin, l’entraînement a repris depuis lundi à Wolfsburg. Comment cette décision a-t-elle été prise par le club et comment vous, les joueurs l’accueillez-vous?

En fait, à partir du moment où le championnat s’est arrêté, nous avons eu plusieurs jours de congé. Ensuite, il était prévu que l’entraînement reprenne. Étant donné les circonstances, cela ne se fait pas n’importe comment, il y a des protocoles qui sont mis en place et que nous respectons.

Expliquez-nous: quelles sont les mesures prises et comment cela se passe?

D’abord, l’équipe a été divisée en quatre groupes. L’entraînement a lieu une fois par jour, un groupe à la fois, cela veut dire que l’on se succède dans la salle. Parce que cela a lieu dans une grande salle de gym. Une fois qu’un groupe est passé, c’est désinfection générale: de la salle, du vestiaire, des douches. Alors seulement la séance avec les suivants peut commencer. Nous sommes environ six par groupe, il n’y a aucun contact avec les joueurs des trois autres groupes. Par exemple, cela fait longtemps que je n’ai pas vu mes coéquipiers de l’équipe de Suisse qui sont avec moi à Wolfsburg, Renato Steffen et Admir Mehmedi.

Malgré ces mesures, on pourrait se dire que c’est dangereux tout de même, bien plus en tout cas que de rester à la maison pour ne pas prendre le moindre risque: aucune crainte de votre côté?

C’est plus dangereux que de rester à la maison, oui. Mais c’est contrôlé. On nous prend la température avant chaque séance. Nous sommes six dans une grande salle et nous ne nous côtoyons pas, nous gardons nos distances. Il n’y a pas de petits matches entre nous, c’est chacun de son côté. Un entraînement, dans cette configuration, c’est principalement sans ballon. Jeudi, c’était le bas du corps, l’explosivité, un saut et une accélération sur 15 mètres. Vendredi, c’était le haut du corps, avec du gainage. Un peu de technique aussi, le seul moment pour toucher le ballon: un rebond contre un mur et un contrôle orienté à effectuer dans la foulée.

Comment vivez-vous tout ça?

C’est plus ludique que de rester enfermé à la maison, à s’entraîner tout seul. Pour le reste, je ne vais surtout pas me plaindre, c’est bizarre à vivre, mais il y a des situations autrement plus sérieuses que la mienne. Je vais bien. Il faut se montrer patient.

Daniel Visentini

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