Ken Stickney, nouveau boss du LHC: «Lausanne a un gros potentiel»

Hockey sur glaceL’Américain dit ses motivations dans la reprise du club vaudois. Le successeur de Quennec est un homme ambitieux et expérimenté.

Ken Stickney a été séduit par le LHC: «Avec la nouvelle patinoire, les perspectives de développement sont très intéressantes.»

Ken Stickney a été séduit par le LHC: «Avec la nouvelle patinoire, les perspectives de développement sont très intéressantes.» Image: Keystone

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Au bout du fil, c’est la Californie. C’est là que Ken Stickney réside actuellement. Stickney, c’est donc le nouveau patron du LHC. Hugh Quennec s’est totalement désengagé du club vaudois pour se mettre en conformité avec le règlement. La transaction s’est effectuée au dernier moment – il ne reste que des détails à régler. Lausanne a donc un nouveau boss, un homme d’affaires américain de 53 ans passionné de sport et de hockey.

Mais qui est cet homme-là, comment est-il arrivé sur les bords du Léman? On sait ses affinités avec Chris McSorley, l’entraîneur de Genève-Servette. Ken Stickney ne nie pas.

La connexion McSorley

«Je connais Chris depuis longtemps, depuis le milieu des années 90, quand il était devenu mon entraîneur au Thunder de Las Vegas.» Copropriétaire du club avec son père, Ken Stickney a appris à apprécier le technicien canadien. Ils sont toujours restés en contact depuis.

«Evidemment, Chris a fait partie des personnes que j’ai consultées pour prendre des renseignements sur Lausanne, même si j’avais déjà mon idée», assure l’Américain.

Pas de manigances

Faut-il absolument y voir la «patte» de McSorley qui aurait manœuvré pour installer un proche, afin de garder une forme d’influence sur Lausanne malgré le désengagement de Hugh Quennec? «Sûrement pas, tranche McSorley. Je connais beaucoup de monde dans le milieu du hockey. Ce n’est pas pour autant qu’il faut y voir une manigance.» C’est surtout une solution qui permet à Lausanne de poursuivre son développement.

Et pour le coup, Ken Stickney, après avoir déjà quitté le conseil d’administration de Kloten, où il a officié durant un an, est persuadé de vivre une belle aventure en terres vaudoises.

Pour le plaisir de réussir

«Je suis conscient de ce que représente le LHC, assure Stickney. Je sais que l’organisation est excellente, qu’il y a de merveilleux supporters. Qu’avec la nouvelle patinoire, les perspectives de développement sont très intéressantes. Je sais de quoi je parle, j’ai travaillé dans le domaine du sport, notamment dans le baseball mais aussi le hockey, avec les Portland Winterhawks. Lausanne a un gros potentiel.»

Mais quelle est sa motivation? Attend-il un improbable retour sur investissement? «Dans la vie, on ne fait pas toujours des choses avec le souci de l’argent en retour, coupe-t-il. On peut aussi avoir l’envie de la réussite, l’idée de faire les choses bien, avec un haut niveau d’exigence.»

Très bien. Selon les premiers bruits, cette exigence a un prix: 2,7 millions de francs. C’est ce que l’homme d’affaires aurait déboursé pour devenir le nouveau patron du LHC. Voire plus encore, selon d’autres sources. Alors, M. Stickney, à combien se monte la transaction? «No comment», répond-il. L’homme veut rester discret.

Son propre argent

En revanche, c’est bien son propre argent qu’il a engagé. Il n’est pas aidé par son ami milliardaire William Gallacher par l’intermédiaire d’Avenir Sports Entertainement. «Non, c’est moi et moi seul qui suis présent à Lausanne, avec mon argent.» Stickney est aussi le seul propriétaire du club. «Oui, je détiens 100% des actions», assure-t-il.

L’Américain sera bientôt en Suisse. Le nouveau patron est calme, prêt pour une nouvelle aventure, un défi qu’il compte relever à la tête du Lausanne HC.

«C’est quelqu’un d’exigeant, explique Chris McSorley. Il travaille dur, il a des attentes élevées. Je l’ai connu au Thunder de Las Vegas. Le club était parfaitement bien organisé, c’était ce qui se faisait de mieux en dehors de la NHL. C’est un bosseur qui comprend le sport et qui aime la gagne.»

C’est notamment avec Quantum Health Resources Inc., une société d’assurances santé, que Ken Stickney a fait fortune. Il sera désormais aux petits soins pour le LHC. (TDG)

Créé: 18.02.2016, 19h45

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