Passer au contenu principal

Julien Wanders: «Je cours pour connaître la vérité, pas pour flatter mon ego»

Dimanche, le double détenteur du titre se frottera à plus rude concurrence. Le Genevois est ravi de défier le prodige éthiopien Telahun Bekele, une semaine avant de disputer les Européens de cross à Lisbonne.

Bonnet au vent, Julien Wanders fera tout pour semer ses adversaires et remporter une troisième victoire d'affilée.
Bonnet au vent, Julien Wanders fera tout pour semer ses adversaires et remporter une troisième victoire d'affilée.
Georges Cabrera

Julien Wanders a débarqué jeudi d’Iten, «en bonne forme et pas trop dépaysé». Sur les hauts plateaux kényans, la saison des pluies se prolonge et le thermomètre ne dépasse guère les 10-15 degrés. «Ma foi, ce ne sont pas de si mauvaises conditions d’entraînement, remarque le Genevois. J’ai souvent couru dans la boue, c’est une bonne préparation.» En disant cela, il évoque l’Escalade, dont il est le double détenteur du titre, et la course pluvieuse qui l’attend dimanche. Il se tourne aussi vers Lisbonne, où il disputera une semaine plus tard les championnats d’Europe de cross-country, au sec sans doute.

Le recordman d’Europe du 10 km et du semi-marathon est décontracté. Il aborde ces deux compétitions «sans réel objectif et sans obligation d’être à mon pic de forme». La formule étonne sortie de la bouche d’un «gagneur» comme lui. Il rassure: «Je ne cours jamais pour finir 5e.» Le plaisir de retrouver son circuit fétiche se double d’une envie de ne pas décevoir son public. Qu’importe si Tadesse Abraham lui a mis un sacré rival dans les pattes en favorisant l’engagement du prodige éthiopien Telahun Bekele, 20 ans et meilleur performeur mondial de l’année sur 5000 m en 12’ 52’’.

Face au 4e des Mondiaux de Doha, crédité d’un record personnel de 27’ 53’’ sur 10 km, Julien Wanders ne devrait pas avoir la tâche aussi aisée qu’en 2018. «Mes c’est très bien ainsi. Je ne veux bénéficier d’aucun favoritisme. Je cours pour connaître la vérité, tester mon allure et non pas flatter mon ego.» S’il respecte ce jeune talent contre lequel il s’est toujours incliné sur piste, il se dit prêt à le défier en profitant de l’avantage du terrain. «La route, c’est différent. Et le parcours de l’Escalade, c’est très particulier. Je crois le connaître comme ma poche.»

Autre habitué des lieux, Tadesse Abraham aura aussi son mot à dire. Le lauréat 2015 et 2016 a fait forte impression à Bulle (3e) et il jouera les outsiders de service au même titre que le Soudanais Dominic Lokinyomo Lobalu, vainqueur de Morat-Fribourg, ou le Kényan Boniface Kibiwott, l’un des meilleurs sparring-partners de Julien Wanders.

Chez les dames, les organisateurs du Stade Genève n’ont pas cherché non plus à ménager leur championne maison, l’Éthiopienne Helen Bekele, reine des Bastions depuis quatre ans et en attente d’un passeport helvétique. Là aussi, la concurrence sera rude avec la présence de la Kényane Norah Jeruto, une redoutable spécialiste du 3000 m steeple, ou la toute jeune Ougandaise Sarah Chelangat (17 ans), qui lui a soufflé la victoire à Bulle. Mais dans son jardin, la marathonienne ne se laissera pas marcher sur les pieds.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.