Johan Nikles est en verve mais en mal de points

TennisFinaliste à Reus et Madrid, Johan Nikles est en verve mais en mal de points.

Johan Nikles est déterminé à forcer le destin même si le chemin qui mène au succès est semé d'embûches.

Johan Nikles est déterminé à forcer le destin même si le chemin qui mène au succès est semé d'embûches. Image: Laurent Crottet

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Madrid, ce n’est pas seulement le théâtre du prochain retour sur terre du «Maître». C’est aussi, plus souterrain, les oubliettes de l’exploit, là où bataillent les damnés de l’ITF Pro Circuit. Loin des fastes de l’ATP Tour, on y gagne des clopinettes et on y perd souvent ses illusions. Deux semaines avant l’arrivée en grande pompe de Roger Fereder, Johan Nikles (22 ans) s’y est illustré en disputant la finale du simple (perdue 6-3 6-2 contre le Français Corentin Denolly) et en remportant le double. Ses gains cumulés: 1200 euros et zéro point ATP. L’ancien circuit Future n’est plus vraiment un gage d’avenir.

Le chamboulement du calendrier international a fait des sans-grade les grands perdants. Hier, ils ramaient; aujourd’hui, ils galèrent! «Pour nous, il devient de plus en plus difficile d’accéder aux tournois Challengers, l’échelon inférieur de l’ATP Tour. Seule une minorité d’entre nous bénéficient d’un droit d’entrée», témoigne le Genevois, matricule 118 à l’ITF et 670e au classement ATP avec son maigre point récolté en finale du tournoi ITF de Sion. Depuis, il a accédé à quatre autres finales, mais dans des épreuves de plus faible dotation, là où tout se paie, l’hôtel comme le cordage des raquettes. Et sans points ATP en jeu. Entre les deux circuits, il faut désormais parler de vases cloisonnant.

Tandis que les apprentis champions succombent à la déprime ou à l’exotisme en partant chasser le cachet au bout du monde, Johan Nikles fait contre mauvaise fortune bon cœur. Au moins, son jeu progresse, et c’est là l’essentiel, lui qui vient de traverser quelques périodes de doute et de tâtonnements. «Mon travail à l’Académie Ferrer commence à porter ses fruits, se félicite-t-il. Physiquement, je me sens plus fort et plus endurant. Mon jeu est plus agressif et mon attitude sur le terrain a gagné en stabilité.»

Cela fait sept mois que le Genevois trime sur les courts de Jávea, sous la conduite de Jose Ferroll, un coach à poigne. «C’est ce que je suis venu chercher en Espagne. De la dureté à l’entraînement. Apprendre à se faire violence, à encaisser les charges de travail. Avant le tournoi de Reus, j’étais sur les genoux. Mais il faut croire que cela me réussit puisque là aussi, j’ai atteint la finale.» Cette semaine, il espère faire aussi bien sur la terre battue d’Angers. L’épreuve est un peu mieux cotée, il y a quelques points ATP à grappiller. Ce mercredi, il a passé le 2e tour en se débarrassant 6-3 6-4 de l’Argentin Arreche.

Avant de faire la tournée plus lucrative des interclubs, Johan Nikles ira batailler à Bienne dans l’espoir de décrocher un sésame pour le Geneva Open. Un Graal à domicile. (TDG)

Créé: 24.04.2019, 18h32

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