«Jeunesse Élite», une équipe qui va encore prendre de la bouteille

BasketballPour les Genevoises entraînées par Romain Petit, la saison est terminée. Mais sur le modèle d’Ajax, leur avenir est tout tracé.

Contre Winterthour, les tirs primés de Laure Margot n'ont pas suffi à faire pencher la balance. Mais la top scorer genevoise n'en a pas moins livré un match prometteur.

Contre Winterthour, les tirs primés de Laure Margot n'ont pas suffi à faire pencher la balance. Mais la top scorer genevoise n'en a pas moins livré un match prometteur. Image: Maurane Di Matteo

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C’était un projet, esquissé dans l’urgence et l’indécision; c’est aujourd’hui une réalité, fondée sur un bel enthousiasme et d’heureuses perspectives. Si trois courtes défaites contre Winterthour ont stoppé son élan, Genève Élite a relevé son défi. Le club voulait bâtir une équipe d’avenir, elle est là, comme la désirait Romain Petit. «Avec des filles douées, qui ont pris conscience qu’elles ont du talent et qui ont osé prendre leurs responsabilités», se réjouit le formateur français. Cette équipe, on pourrait la rebaptiser «Jeunesse Élite», c’est un nom qui lui va bien. Emma et Camila ont 17 ans, Laure et Angélica 19 ans…

Bien sûr, face à des Zurichoises plus chevronnées, il y a eu quelques sanglots étouffés, le sentiment d’avoir effleuré un exploit à portée de main. La défaite n’est jamais une fête. Le temps en effacera l’amertume. «Pour les play-off, on aurait pu engager une machine à scorer, comme l’Américaine Labrittney Jones en face, mais ce n’était pas le but», révèle le président Jean-Blaise Claivaz. «Ma fierté, c’est que toutes mes filles ont joué et marqué», confie le coach du Sapay.

Aujourd’hui, une certitude s’impose: les joueuses de Genève Élite vont encore grandir. Peut-être pas en taille, mais en maturité, ça ne fait pas un pli. Et tant pis si, dans quelques années, les plus prometteuses s’envoleront pour les États-Unis ou ailleurs. «Tant mieux, au contraire, rectifie Romain Petit. Leur permettre d’assouvir leur rêve, ce serait notre plus beau succès. Déjà maintenant, Emma Chardon est scrutée par bon nombre d’universités américaines. Mais le rêve, on veut aussi qu’il puisse se réaliser ici, en disputant notamment la Coupe d’Europe.»

Toutes proportions gardées, le club genevois est un peu l’Ajax du basket suisse féminin. Un vivier, et pas seulement une génération spontanée. Derrière, en U17, d’autres jeunes pousses émergent, celles qui ont remporté le titre national U15 en 2018. C’est aussi autour d’elles que le projet va se poursuivre. Un projet qui donne envie, qui inspire, «où tout le monde joue le jeu», selon les propos de Romain Petit.

La base sportive est là

Ce dernier planche déjà sur la prochaine saison, sur un effectif stable mais élargi pour intensifier la concurrence interne, «pousser nos jeunes à se surpasser». Il mise beaucoup sur Laure Margot, sa top scorer de 19 ans, qui a fait la plus belle progression. «Laure est devenue une vraie joueuse de LNA. En s’étoffant physiquement, elle pourra encore mieux valoriser son art du shoot et son intelligence de jeu.»

Dans l’idéal, pour faire vivre ce projet, il faudrait bien sûr plus de moyens. «Pas seulement pour payer des renforts étrangers ou garder nos joueuses suisses, mais aussi pour mieux structurer le club, renforcer les secteurs de la préparation physique, de la nutrition, de l’encadrement sanitaire ou de la communication», souligne Romain Petit. La base sportive est là, reste à ériger le bâtiment, étage par étage, jusqu’à toucher le ciel. Oui, le basket est un sport d’élévation. (TDG)

Créé: 23.04.2019, 16h26

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