Imogen Simmonds est repartie de plus belle

TriathlonLa Suissesse de Carouge a remporté le semi-Ironman de Dubaï en moins de quatre heures. Un exploit rare et de bon augure.

A Dubaï comme à Hawaï l'an dernier, Imogen Simmonds a mis le turbo. Cela promet pour la suite de la saison.

A Dubaï comme à Hawaï l'an dernier, Imogen Simmonds a mis le turbo. Cela promet pour la suite de la saison. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La barrière des quatre heures est au semi-Ironman ce que le mur des 2h20 est au marathon féminin: un cap prestigieux. Bien peu l’ont franchi, parmi lesquelles la Galloise Holly Lawrence, la plus rapide en 3h52’51, et la Suissesse Daniela Ryf, quintuple championne du monde de la discipline, chronométrée en 3h57’54. La dernière à se glisser dans ce cercle fermé n’est autre qu’Imogen Simmonds. La Carougeoise d’adoption a réussi cette prouesse rare en remportant le récent Ironman70.03 de Dubaï en 3h58’37.

«C’est cool, je ne m’y attendais vraiment pas», s’exclame la jeune femme de 26ans. Elle aussi est cool. On l’imagine, au bout du fil (oui, c’est une image désuète!), gazouiller en admirant le coucher du soleil sur la baie de Phuket.

C’est là-bas, en Thaïlande, que la Suissesse née à Hong Kong a établi son principal camp d’entraînement. Attention, elle ne s’y prélasse pas. Elle trime deux fois par jour, à l’aube et au crépuscule, lorsque le cagnard tape moins fort. Et entre deux séances, cette diplômée en sciences de l’environnement pique une tête dans l’océan et on vous assure qu’elle ne fait pas la planche.

Comme le décor, Imogen Simmonds trompe son monde. C’est une force de la nature. À Dubaï, elle a avalé les 90 km de désert à plus de 42 km/h de moyenne et gobé son semi-marathon bouillant en 1h21’12. «Oui, mais en roulant, j’avais le vent dans le dos», relativise-t-elle. Il n’empêche, lorsqu’elle a rattrapé l’Américaine Danielle Dingman et la Brésilienne Pâmella Oliveira, deux olympiennes sorties plus vite de l’eau, elle n’a pas tardé à les semer. «J’ai foncé droit devant moi et je ne me suis pas retournée», raconte-t-elle.

Cet hiver, lors de son séjour festif à Genève, Imogen Simmonds n’a pourtant pas enfourché souvent son vélo. «Trop froid, surtout lorsque l’on effectue des sorties d’endurance, frissonne-t-elle. Alors, j’ai privilégié la course à pied et le ski de fond.» Elle en oublierait presque le tour du Léman qu’elle a bouclé entre Noël et Nouvel-An avec des amis du Triathlon Club Genève. Givrée mais heureuse!

En s’imposant à Dubaï, au pied du Burj Khalifa, «Imo» a surtout confirmé son appartenance à l’élite de l’Ironman70.3. Un statut qu’elle s’était attribué l’été passé en prenant la 3eplace des Mondiaux de Nice remportés par Daniela Ryf. En novembre prochain, c’est en Nouvelle-Zélande qu’elle espère remonter sur le podium.

Mais avant cela, il y aura le mythe, l’Ironman d’Hawaï, ce paradis au goût de cendres qu’elle a traversé pour la première fois l’automne dernier, et terminé au 12erang, comme dans un rêve. «Bien sûr que j’ai envie d’y retourner, c’est addictif!

Mais pour cela, il faudra d’abord que je me qualifie en juillet lors de l’Ironman de Suisse, déplacé à Thoune.» Voilà pourquoi son réveil sonne tôt à Phuket.

Créé: 26.02.2020, 18h59

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le coronavirus crée une frénésie de nettoyage
Plus...