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Ski freestyleSarah Höfflin attend sa boule de cristal par la poste

La championne olympique devrait recevoir bientôt sa Coupe du monde. En attendant, elle s’est mise au Zwift.

Sarah Höfflin va recevoir la même boule de cristal qu'elle avait déjà remportée en 2007...
Sarah Höfflin va recevoir la même boule de cristal qu'elle avait déjà remportée en 2007...
GEORGES CABRERA

Après un succès inespéré, il y a deux ans, aux X-Games, la médaille d’or dans la foulée à PyeongChang, Sarah Höfflin est désormais comblée. La championne olympique de slopestyle va bientôt recevoir, par la poste, le grand globe de cristal, celui que l’on reçoit quand on remporte la Coupe du monde. «J’ai été avertie par un e-mail que le trophée que j’ai gagné se trouvait actuellement à Corvatsch et qu’on ignorait encore comment on allait me le transmettre.» Peut-être qu’il lui faudra patienter jusqu'au début de la prochaine saison, qui sait?

Toujours est-il que la Genevoise de 29 ans savoure forcément ce triomphe, même s’il a manqué cette dernière épreuve de freestyle à Silvaplana, annulée en raison de la crise sanitaire. «On a pris en compte les quatre meilleurs résultats des compétitions de la saison où j’étais la meilleure», explique celle qu’on a surnommé la princesse de Plainpalais, en plein confinement, dans la campagne, sur son balcon. «Je n’ai pas trop l’habitude de passer de si belles journées à l’intérieur, cela fait mal au cœur.»

Sarah Höfflin préférerait bien sûr se retrouver sur la neige, en train de sauter avec ses skis à double spatules, mais la santé est prioritaire. «Face à ce qui se passe, on ne peut pas trop gueuler, on doit rester prudents.» Elle l’est, assurément, tout en profitant de dormir un peu plus tard le matin, avant un bon petit déjeuner des rois. «Et puis, avec mon copain, on a trouvé un bon moyen de s’occuper...»

Cela s’appelle le Zwift, une application connectée par bluetooth avec un home-trainer qui permet de bien transpirer. «On monte sur notre vélo et on se retrouve sur un écran au milieu de huit à dix mille personnes, raconte la championne. Du coup, on pédale entre 1 h 30 et 2 heures sans s'en rendre compte alors que d’habitude, j’en ai ras le bol après une demi-heure. C’est génial!»

Ou comment joindre l’utile à l’agréable, tous les jours, en attendant de pouvoir bientôt sortir de cette crise! «On en a tous un peu ras le bol, mes parents et ma grand mère de 95 ans en EMS me manquent, mais si c’est pour rester tous sains et saufs, on peut bien attendre.» Comme sa boule de cristal...

Christian Maillard

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