Les footballeurs dérapent souvent sur Twitter

PhénomèneA l'instar du Marseillais Joey Barton, habitué de la violence verbale, plusieurs joueurs ont déjà été sanctionnés pour avoir proféré des insultes sur le site de microblogging. En Suisse, Morganella reste une exception.

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Véritable honte du sport suisse cet été, Michel Morganella a payé au prix fort. Exclu de l'équipe de Suisse pendant huit mois pour ses insultes sur Twitter «Je défonce tous les Coréens, allez tous vous brûler. Ahahahhahah bande de trisos», le Valaisan fait depuis profil bas. «Les excuses de Michel m'ont touché», explique Marco Von Ah, porte-parole de l'Association Suisse de Football. «Mais il sait que s'il dérape à nouveau, il sera banni définitivement de la sélection suisse».

Joey Barton, lui, continue d'invectiver ses adversaires. Connu pour ses provocations verbales en Angleterre, l'ancien milieu de Newcastle récidive cette saison en France. Après le clasico face au PSG début avril, le joueur marseillais s'en est pris au défenseur brésilien Thiago Silva sur Twitter. «Vas-tu, ou t'es-tu fait opérer? #transsexuel».

Un rôle de prévention

Convoqué la semaine passée par le Conseil national de l’Éthique (CNE), Joey Barton ne s'est même pas présenté au rendez-vous. Mieux, il ne devrait pas être poursuivi puisque le CNE a invoqué un problème de traduction et n'a pu «juger en l'état ce dossier», a indiqué son président Laurent Davenas.

Au final, le «bad boy» ne devrait pas être sanctionné. Ni par son club, l'Olympique de Marseille, qui l'a sommé de s'excuser, ni par la Fédération Française de Football. Un affront pour Marco Von Ah. «Il doit être sanctionné. C'est d'abord la responsabilité des joueurs, puis des clubs. Quand un joueur insulte un adversaire, il doit être puni», explique Marco Von Ah, qui se rappelle du cas Morganella.

«Les instances avaient tenu un rôle de prévention. Avant de partir à Londres, nous avions informé les joueurs lors de deux séances sur les dangers des réseaux sociaux.» Si cela n'avait pas empêché Michel Morganella d'insulter les Coréens, la sanction de l'ASF avait été exemplaire.

Pas de cas en Suisse

En Suisse, Michel Morganella reste une exception. Marco Von Ah ne se souvient pas d'un échange d'insultes entre deux joueurs du pays. Les tweets des joueurs de Super League et Challenge League restent partiellement surveillés par la Swiss Football League. «Ils sont contrôlés, mais cela prend énormément de temps. Il faudrait au moins une douzaine de personnes pour suivre les joueurs sur les réseaux sociaux», poursuit le porte-parole.

En Angleterre, la Football Association (FA) surveillent Facebook et Twitter de très près. En 2012, Rio Ferdinand écope de 57'000 euros d'amende pour avoir utilisé le terme «choc-ice» à l'encontre de Ashley Cole. Le Mancunien reprochait alors au défenseur de Chelsea d'avoir soutenu un blanc, en l’occurrence son coéquipier John Terry.

Darren Bent aussi, s'est lâché sur Twitter. Lors de l'été 2009, le joueur de Tottenham a été condamné à payer 94'000 euros à son club. En partance pour Sunderland, le joueur s'impatiente de voir son président faire monter les enchères et l'exprime sur Twitter: «Stop fucking around» («arrête de faire chier»). Retrouvez les autres cas dans notre galerie photo.

(nxp)

Créé: 22.04.2013, 16h35

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