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FootballFavre: «On se prépare à rejouer à huis clos»

L'entraîneur vaudois du Borussia Dortmund a retrouvé ses joueurs lundi. Interview.

Keystone

Lucien Favre, comment allez-vous et comment avez-vous vécu les deux dernières semaines?

Je vais très bien, merci. Je suis resté à Dortmund. De toute manière, il était interdit au staff et aux joueurs de quitter la région. Mais ça s’est bien passé. Les règles de confinement sont moins strictes en Allemagne que dans d’autres pays d’Europe. Ici, on peut sortir faire du vélo ou un footing.

Vous avez d’ailleurs repris l’entraînement ce lundi.

Oui, mais avec une grosse discipline, sans prendre le moindre risque. On a fait venir les joueurs individuellement sur toute la journée, à des horaires différents et sur des portions différentes de six terrains. Le but étant d’avoir un membre du staff technique par joueur. Ça demande une certaine organisation. Et ça prend du temps. Les gars se sont changés dans des vestiaires séparés et ils sont partis se doucher chez eux pour la plupart.

Était-ce nécessaire de reprendre l’entraînement?

Même si la date de la reprise du championnat est aujourd’hui impossible à prévoir (ndlr: ce ne sera pas avant le 30 avril, en Bundesliga), il faut bien l’envisager. L’anticiper. On ne peut pas rester plusieurs semaines sans travailler.

Les joueurs n’ont pas eu un programme à suivre depuis chez eux?

Oui, ils se sont entraînés à domicile durant la première semaine. Ensuite, on leur a donné la possibilité de venir individuellement au centre d’entraînement, en salle ou sur le terrain. Mais tout ça était facultatif. Et puis, la musculation, la course et le vélo, c’est important. Mais au bout d’un moment, il faut toucher le ballon. Sans parler du fait que travailler seul chez soi ou au centre d’entraînement, ce n’est pas pareil. Certains joueurs avaient besoin de sortir.

Et vous, comment avez-vous occupé votre temps depuis l’arrêt de la Bundesliga? Avez-vous gardé contact avec vos joueurs?

Très peu. J’en ai vus quelques-uns au centre d’entraînement lors de la deuxième semaine. Bon... A trois mètres les uns des autres, on ne s’est pas dit grand-chose. Sinon, j’ai essayé de prendre de l’avance sur l’éventuelle reprise du championnat. Au moment où tout s’est arrêté, on allait enchaîner Schalke, Wolfsburg et le Bayern. Mais là, si la Bundesliga repart, on ne sait pas encore contre qui on jouera en premier. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il reste neuf journées à disputer.

Ça fait donc neuf équipes à analyser.

J’ai eu du travail, vous voyez (rires).

En avez-vous profité pour en apprendre davantage sur votre équipe aussi?

Oh, vous savez, mon équipe, ça fait un bon bout de temps que je l’analyse. J’ai visionné pas mal de matches, d’autres championnats, pour moi.

Etes-vous confiant quant à la reprise du championnat?

Je suis réaliste. Aujourd’hui, personne ne sait combien de temps cette crise va durer. Comme beaucoup, on espère que ça ira au bout. Reste à savoir quand ce sera. Désormais (ndlr: avec le report de l’Euro), on peut aller jusqu’en juillet ou en août.

Vous pourriez jouer à huis clos, s’il le fallait.

Je crois que le huis clos sera de mise dans tous les championnats qui voudront reprendre. On n’aura vraisemblablement pas le choix. D’ailleurs on se prépare à ça.

Vous l’avez expérimenté en 8es de finale retour de la Ligue des champions à Paris. Qu’en pensez-vous?

Le huis clos, c’est complètement différent. C’est très difficile. Et c’est impossible de s’y habituer. C’est pour ça qu’on l’anticipe déjà, en mettant les joueurs au fait de ce cas de figure très probable.

Jérôme Reynard

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