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FootballEspagne: la FIFA ne veut pas d'ingérence politique

La faîtière du football mondial a mis la fédération espagnole en garde vendredi contre une éventuelle ingérence étatique.

L'ex-président de la Fédération espagnole de football a été mis en cause dans un scandale de corruption.
L'ex-président de la Fédération espagnole de football a été mis en cause dans un scandale de corruption.
Keystone

La FIFA a écrit à la Fédération espagnole pour la mettre en garde contre toute ingérence politique. Un avertissement pouvant entraîner selon la presse une éventuelle suspension de la «Roja» pour le Mondial 2018.

Depuis la mise en cause de son ex-président Angel Maria Villar dans un scandale de corruption, la Fédération espagnole (RFEF) est engluée dans des procédures tous azimuts ayant pour enjeu sa présidence. Et c'est probablement un avis du Conseil supérieur des sports, dépendant du gouvernement espagnol et favorable à l'organisation de nouvelles élections à la RFEF, qui a poussé la FIFA à intervenir.

«La FIFA a envoyé récemment une lettre à la RFEF pour faire part de sa préoccupation par rapport à la situation que traverse la fédération», a déclaré la FIFA dans un communiqué, confirmant des informations du quotidien «El Pais».

«Toutes les fédérations membres doivent administrer leurs affaires de manière indépendante», rappelle la FIFA, qui n'avait pas hésité à suspendre le Koweït en 2015. L'Espagne elle-même avait été menacée d'une suspension en 2008, et donc d'une non-participation à l'Euro 2008, qu'elle a finalement pu disputer et remporter.

La RFEF et le gouvernement espagnol ont néanmoins assuré que la participation de la «Roja» au Mondial 2018 n'était pas remise en cause et qu'une réunion conciliatrice se tiendrait bientôt. Ce que la FIFA a confirmé, annonçant l'envoi d'une délégation de la FIFA et de l'UEFA «prochainement».

Dirigée pendant 29 années par Villar, la RFEF a été précipitée dans la crise après l'arrestation en juillet du dirigeant, soupçonné d'avoir créé un large réseau de corruption dans le football espagnol. Dans la foulée, le Conseil supérieur des sports (CSD) a suspendu pour un an Villar, remplacé par Juan Luis Larrea.

Le mois dernier, un ancien allié de Villar et ex-patron du syndicat des joueurs, Luis Rubiales, a lancé une motion de censure contre la présidence de la RFEF, avec l'objectif affiché d'être élu président lors de l'examen de cette motion le 16 janvier prochain. Mais en parallèle, le Conseil d'Etat doit trancher une requête émise par le Tribunal administratif du sport (TAD) espagnol, saisi par le CSD, et réclamant de nouvelles élections pour de possibles irrégularités lors de la réélection de Villar en 2017.

ATS

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