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L’Escalade mettra deux jours pour digérer la foule

C’est décidé, la 41e édition aura lieu le samedi 1er et le dimanche 2 décembre. C’est un choix nécessaire et un risque à courir.

Cette année, les enfants se lèveront moins tôt et courront le dimanche.
Cette année, les enfants se lèveront moins tôt et courront le dimanche.
Magali Girardin

L'idée a fait son chemin, elle a aujourd’hui atteint son but. Dès cette année, la Course de l’Escalade se déroulera sur deux jours, le samedi et le dimanche (1er et 2 décembre). Ainsi en ont décidé, à l’unanimité, les membres du comité d’organisation de la plus grande course en Suisse. Objectif visé: ne pas se laisser submerger par le flot des participants, toujours plus envahissant, et offrir un meilleur confort à tous les acteurs de la manifestation.

L’hiver dernier, boostée par la 4e Course du Duc, la 40e édition avait crevé le plafond des 51 000 inscrits et fait craquer ses coutures. Apogée et apoplexie! «On avait tous terminé sur les genoux, témoigne Jerry Maspoli. Dans ce succès colossal, on avait surtout perdu la notion de plaisir. Pour espérer la restaurer, deux options s’offraient à nous, limiter le nombre des engagés ou étendre l’événement sur deux jours. On a écarté la première, jugée impopulaire, car elle ne correspond pas à notre philosophie. Et on a privilégié la seconde parce qu’on veut croire qu’elle nous apportera une bouffée d’oxygène.»

Changement d’habitudes

Le nouveau président de l’Escalade aurait-il l’âme d’un révolutionnaire? «Non, ce projet était déjà dans l’air bien avant ma nomination, répond Jerry Maspoli. Il répondait à un besoin. Au sein du comité, certains auraient même souhaité l’activer dès l’an passé. Mais on n’était pas encore prêts à faire le pas. Il a fallu un déclencheur, un samedi de travail astreignant et éprouvant, pour passer à l’acte. Bien sûr, ce changement va bouleverser certaines habitudes. Mais plus encore que les coureurs, ce sont nos partenaires et nos bénévoles, sollicités le dimanche ou doublement mobilisés, qui risquent d’être les plus impactés.»

Le feu vert de la police vient de valider le nouveau programme. Celui-ci se veut équilibré et espacé, plutôt populaire et festif le samedi, plus familial et sportif le dimanche (lire encadré). Il a fait l’objet de nombreuses concertations, il obligera les TPG à éviter la place Neuve durant tout le week-end, il impliquera un démontage partiel du parcours durant la nuit et un renforcement de la sécurité. Il aura aussi un coût: 120 000 francs de frais à ajouter aux 3,4 millions du budget! «Mais pas question de majorer la finance d’inscription, précise l’organisateur. On compte sur nos partenaires, fidèles ou nouveaux, et sur une hausse des subventions.» L’an passé, la 40e édition s’est soldée par une perte de 250 000 francs, les réserves de l’Escalade sont à sec.

La grande question

Reste à savoir si cette «révolution» recevra l’adhésion des coureurs, des bénévoles et du public. «C’est la grande question, réagit Jerry Maspoli. Il y aura forcément des heureux, des insatisfaits et des râleurs. Difficile de contenter tout le monde. On peut essuyer un bide en faisant courir les enfants le dimanche, on devrait réjouir les populaires, qui auront la possibilité de choisir à la carte les courses mixtes, on compte sur la fidélité de nos 1300 bénévoles pour ne pas nous lâcher. Il faudra même en trouver d’autres.» Cette Escalade new-look perdra peut-être des participants, c’est un risque qu’elle est prête à courir. Le moins n’est pas forcément l’ennemi du mieux. «Sans le Duc, la participation devrait de toute manière baisser un peu», suggère Jerry Maspoli. Une chose est sûre: le nouveau président et son comité ne pourront pas se croiser les bras!

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