L’équipe de Suisse devra retrouver un juste milieu dans son jeu

Hockey sur glaceBattue sur le fil par la République tchèque (5-4), la Suisse a affiché son audace, son panache ainsi que sa naïveté. Elle affrontera le Canada en quart de finale jeudi à Kosice (16h15).

«À partir de maintenant, tout se jouera sur un match: soit on va en demi-finale, soit on rentre en Suisse. Et personne n’a envie de rentrer» a déclaré Tristan Scherwey

«À partir de maintenant, tout se jouera sur un match: soit on va en demi-finale, soit on rentre en Suisse. Et personne n’a envie de rentrer» a déclaré Tristan Scherwey Image: Keystone

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Jeudi à Kosice, à plus de quatre heures de route de leurs quartiers et du confort de Bratislava, les hommes de Patrick Fischer aborderont un quart de finale à mi-chemin entre doutes et certitudes. Ils campent sur trois défaites de suite, mais aussi sur une rassurante troisième période face à la République tchèque. Ils ont été capables du pire, comme cette vingtaine de minutes de flottement entre le premier (13e, 1-1) et le quatrième but tchèque (29e, 4-2).

Un long passage à vide fait de petites et grandes erreurs, de revirements, de pénalités évitables et de mauvaises décisions. Tant de carences qui ne ressemblent pas à cette formation helvétique capable d’être si brillante dans sa façon de maîtriser le puck (comme contre la Suède), de gérer ses émotions et de faire le dos rond lorsqu’un orage s’abat sur elle (en début de match face aux Russes).

Sa solidité défensive – ou plutôt son comportement défensif de manière globale – n’a pas convaincu mardi contre les Tchèques. Sans doute que l’obligation de remporter ce dernier match de la phase de poule avec deux buts d’écart pour entretenir l’espoir de se hisser à la deuxième place du groupe a influencé l’état d’esprit des Suisses. Ils ont, par moments, pris des risques considérables et leur volonté de chercher le K.-O. en début de match a fini par se retourner contre eux. De l’audace, du courage, mais aussi beaucoup de naïveté. «Nous n’avons pas été assez malins en certaines circonstances», a reconnu Tristan Scherwey, auteur d’un doublé (27e, 3-2, et 42e, 4-3) face aux Tchèques. «À partir de maintenant, tout se jouera sur un match: soit on va en demi-finale, soit on rentre en Suisse. Et personne n’a envie de rentrer», a-t-il promis.

Soixante minutes solides, peut-être même quelques-unes de plus jeudi en quart de finale, suffiront à gommer ces trois défaites de rang. Pour passer l’obstacle, l’équipe de Suisse devra s’appuyer sur ses certitudes: elle est redoutable lorsqu’elle se met à patiner et n’offre aucun répit à ses adversaires. Elle est capable de pousser n’importe qui dans les cordes lorsqu’elle joue en première intention et mise sur la simplicité.

Elle n’oubliera pas, toutefois, ce qui fait sa force: son humilité. Jusqu’ici, elle s’est retrouvée en difficulté à chaque fois qu’elle s’est détournée de ses fondamentaux en voulant trop en faire. Ce n’est pas pour autant qu’elle doit perdre son audace ni son panache, bien au contraire. Pour espérer durer dans ce tournoi, Fischer et ses hommes devront avant tout réduire leur taux d’erreurs et retrouver un juste milieu dans leur jeu.

Créé: 22.05.2019, 07h58

À la recherche du bon équilibre

Hormis la ligne emmenée par l’excellent Christoph Bertschy (LHC) – épaulé par les routiniers Andres Ambühl et Simon Moser –, Patrick Fischer n’a pas encore trouvé le bon équilibre dans ses triplettes offensives: face à la République tchèque, le sélectionneur en a profité pour associer Nico Hischier et le nouveau venu en provenance des Carolina Hurricanes, Nino Niederreiter, dès la mi-match. Les deux hommes ont été à l’origine, respectivement à la conclusion, de l’égalisation helvétique survenue à la 57e minute de jeu (4-4).

Un trio nouvellement formé est toutefois sorti du lot et sera vraisemblablement reconduit jeudi en quarts de finale: Lino Martschini (trois assists), Tristan Scherwey (deux buts) et Philipp Kurashev (un assist) se sont trouvés les yeux fermés. Le principal chantier reste toutefois le jeu en supériorité numérique. Mardi encore, les Suisses n’ont pas marqué en power-play. «Il ne reste plus qu’à espérer que le déclic se produise en quart de finale», a soufflé Patrick Fischer.

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