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TennisAvec «Djoko», ce Masters est-il joué d'avance?

Le Serbe n'a plus perdu en indoor depuis 2012. Roger Federer et Stan Wawrinka peuvent-ils mettre fin à son invincibilité?

Novak Djokovic à l'entraînement à Londres.
Novak Djokovic à l'entraînement à Londres.
Reuters

Novak Djokovic (no 1) est l'incontesté favori du Masters ATP qui démarre dimanche à Londres. Il débarque à l'O2 Arena fort des 10 titres conquis en 14 finales jouées cette saison et des trois trophées glanés successivement dans la somptueuse salle londonienne.

Le Serbe de 28 ans réalise l'une des saisons les plus abouties de l'histoire. Avec 10 titres conquis -dont 3 en Grand Chelem et 6 en Masters 1000- et un bilan de 78 succès pour 5 défaites, il rivalise avec l'incroyable exercice 2006 réussi par un Roger Federer au sommet de son art: 12 titres -dont 3 «Majors», 4 en Masters 1000 ainsi que le Masters- pour un bilan de 92-5, avec 29 succès d'affilée pour clore la saison.

Novak Djokovic couche quant à lui sur une série de 22 victoires, avec un seul set égaré - en demi-finale à Bercy face à Stan Wawrinka -depuis la deuxième manche de son affrontement avec Roger Federer en finale de l'US Open. Sa haine de la défaite conjuguée à son immense soif de victoire le rendent quasi indestructible.

D'autant plus en indoor, où sa dernière défaite remonte à l'édition 2012 du Masters 1000 de Paris-Bercy...

Federer, l'exemple Cincinnati

Laminé 6-2 6-4 par Nole en finale à Bercy, Andy Murray (no 2) devrait sur le papier être son adversaire numéro un. Mais l’Écossais a une autre idée en tête: celle d'apporter à la Grande-Bretagne sa première Coupe Davis depuis 1936. Il s'est d'ailleurs préparé durant cette semaine sur terre battue, la surface choisie par la Belgique pour une finale prévue du 27 au 29 novembre.

Dans ce contexte, Roger Federer aura un rôle majeur à jouer pour sa... 14e participation consécutive au grand rendez-vous de fin de saison. Le Bâlois (34 ans) n'a disputé que 10 matches depuis la quinzaine new-yorkaise, conquérant son septième titre aux Swiss Indoors de Bâle. Battu dès les 8es de finale à Paris-Bercy, il a pu refaire le plein d'énergie avant ce sprint final, malgré sa petite escapade à Helsinki pour le match d'adieux de Jarkko Nieminen.

Le sextuple vainqueur du Masters (2003, 2004, 2006, 2007, 2010, 2011) n'a peut-être plus les moyens de terrasser l'ogre Novak Djokovic dans des rencontres jouées au meilleur des cinq sets. Mais il doit croire en son étoile à Londres, un an après avoir dû renoncer à affronter le Serbe en finale en raison de douleurs au dos apparues dans sa demi-finale mémorable livrée face à Stan Wawrinka. N'a-t-il pas battu le no 1 mondial lors de leur dernier affrontement en «best of three», en finale à Cincinnati en août?

Wawrinka peut être ambitieux

Demi-finaliste malheureux pour ses deux précédentes apparitions, Stan Wawrinka aborde son troisième Masters consécutif avec des ambitions légitimes. Le Vaudois s'est hissé pour la première fois dans le dernier carré à Paris-Bercy, où il a sorti Rafael Nadal en quart de finale avant de prouver encore une fois qu'il était le joueur le plus à même de bousculer Novak Djokovic sur la longueur.

Le champion de Roland-Garros peut clore en beauté une saison qui est d'ores et déjà la plus belle de sa carrière, avec 53 matches remportés - un record pour 16 défaites et quatre titres -un autre record- glanés. Il affiche certes un bilan négatif face à ses trois adversaires du Round Robin (6-8 face à Andy Murray, 3-13 face à Rafael Nadal et 6-7 face à David Ferrer), mais peut viser la 1re place du groupe Ilie Nastase.

Premier match capital

Son entrée en lice s'annonce cruciale dans cette optique. Stan Wawrinka, qui avait lancé de manière idéale ses deux précédents Masters en battant à chaque fois Tomas Berdych pour son premier match, se frottera cette fois-ci à Rafael Nadal (lundi à 21 heures). Il n'a battu le gaucher majorquin qu'à trois reprises, mais ses trois succès ont été obtenus lors de leurs quatre plus récents affrontements. Rafael Nadal n'apprécie qui plus est guère les conditions de l'indoor, tout comme David Ferrer d'ailleurs.

Roger Federer retrouvera quant à lui des joueurs plus à l'aise en salle. Le Tchèque Tomas Berdych (no 6), que le Bâlois retrouvera dès dimanche (21 heures), a ainsi manqué de peu l'exploit face à Novak Djokovic en quart de finale à Bercy (défaite 7-6 7-6). Leur duel s'annonce d'ores et déjà décisif dans un groupe Stan Smith qui est promis à Novak Djokovic et dans lequel le Japonais Kei Nishikori (no 8), blessé à une épaule cet automne, aura de la peine à s'illustrer.

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