Deux cavaliers suisses sur le podium: simplement historique

HippismeSimone Blum est championne du monde de saut. Deuxième femme à décrocher ce titre, l’Allemande précède Martin Fuchs et Steve Guerdat.

Martin Fuchs, Simone Blum et Steve Guerdat: un podium à croquer.

Martin Fuchs, Simone Blum et Steve Guerdat: un podium à croquer. Image: AP

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Quarante-huit heures après avoir vécu un véritable cauchemar éveillé dans la finale par équipe, en passant en quelques minutes de la 1re à la 4e place suite au «blanc» total de Janika Sprunger sur «Bacardi VDL», les deux leaders de l’équipe de Suisse de saut ont su rebondir… sur le podium.

Le jeune Zurichois Martin Fuchs, 2e, et l’élégant Jurassien Steve Guerdat, 3e, offrent à leur pays les deux premières médailles individuelles en saut d’obstacles lors de Mondiaux. En effet, hormis le bronze par équipe décroché par Lesley McNaught, Stefan Lauber et les frères Fuchs, Markus et Thomas Fuchs (père et coach de…) en 1994 à La Haye, rien! Steve Guerdat a certes brandi deux Coupes du monde en plus de son titre olympique individuel de Londres et reçu bien d’autres médailles, mais les Mondiaux semblaient maudits. Et depuis ce vendredi noir, plus que jamais… Tout est bien qui finit bien!

Deux potes, deux frères

«C’est fabuleux, en plus, nous sommes deux grands amis et c’est encore beaucoup plus beau d’être ensemble sur le podium», lancera Martin Fuchs (26 ans), qui obtient sa première consécration individuelle en élite après avoir dominé la relève. Et Steve Guerdat de surenchérir: «Mon père Philippe était aussi un cavalier international ( ndlr: et l’actuel entraîneur de la France ), ma maman et ma famille m’apportent énormément, j’ai aussi un frère formidable, mais les Fuchs, c’est ma deuxième famille, ils me traitent comme leur troisième fils et Thomas nous entraîne tous les deux, à tous je leur dis «merci».

«C’est presque une victoire d’équipe, une sacrée revanche sur vendredi en tout cas», ajoutera Andy Kistler, en chef d’équipe ému, consolé et comblé. C’est en tout cas le succès de tout un clan, de tout un staff aussi et il faut notamment citer Sean et Emma, les grooms de «Clooney» et «Bianca», et Thomas Wagner, le vétérinaire, car cette longue et très chaude semaine (31° de moyenne), sans écuries climatisées, demandait beaucoup d’attention.

La seule à n’avoir commis aucune faute de la semaine a gagné, c’est donc indiscutable. Simone Blum, la Bavaroise de 29 ans No 124 mondiale mais souvent victorieuse depuis un an, tout comme «Alice DSP», sa phénoménale alezane de 11 ans, sont deux grandes championnes, qui ne vont sans doute pas en rester là. Quelle classe, quelle assurance et il en fallait pour garder la tête (froide!) depuis vendredi et recevoir la médaille d’or des mains du président du CIO Thomas Bach, venu tout spécialement pour cela en Caroline du Nord.

Alice au pays des Merveilles

«Quoi qu’il advienne, c’est la plus belle expérience de ma vie. C’était un rêve d’avoir une médaille de bronze par équipe et un rêve de pouvoir prendre part à la finale», disait modestement Simone Blum vendredi. Elle a tenu jusqu’au bout, même si sa géniale jument a tutoyé l’ultime obstacle, le 81e et dernier effort de la semaine. Du coup, avec sa merveille d’Alice, c’est carrément un conte de fées qu’elle vit ici, étant la seconde femme en or après la Canadienne Gail Greenough (en 1986 à Aix).

Les deux Suisses lui ont tenu tête hier avec brio, là où l’Américain Ward, l’Allemand Ehning et tant d’autres commettaient des fautes. Et où l’Autrichien Max Kühner, 2e au provisoire, craquait sur la (toute) fin. En bon tacticien, et doté d’un sang-froid incroyable, Martin Fuchs sut assurer au second tour, se permettant 2 points de temps avec un «Clooney» plus concentré et délié à chaque passage. Culotté, mais payant! «J’ai un des meilleurs chevaux du monde et c’est un privilège, merci à Luigi Baleri, son propriétaire.»

Un seul double sans faute

Quant à Steve Guerdat, il a tout bonnement réussi le seul double sans faute absolu de cette finale avec «Bianca», réussissant ainsi à effacer la petite barre de jeudi et celle de vendredi. «Ça me fait tellement plaisir pour ma jument, elle mérite cet honneur. On a parfois manqué un podium ensemble, pour un rien et ici elle n’avait touché que deux barres de la semaine, elles avaient eu le malheur de tomber, mais la fin est parfaite! Je suis fier de la monter et c’est si génial de voler avec elle, c’est un sentiment irréel», dira le Jurassien.

Créé: 23.09.2018, 22h20

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