Coup double pour le No 1 mondial

CyclismeJulian Alaphilippe a fait trembler la ville d’Epernay, lundi, où il s’est imposé en solitaire lors de la 3e étape du Tour de France et emparé du maillot jaune.

Alaphilippe est sorti seul en tête de la dernière difficulté du parcours.

Alaphilippe est sorti seul en tête de la dernière difficulté du parcours. Image: Reuters

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Le Français, vainqueur cette saison, entre autres, de Milan-Sanremo, des Strade Bianche et de la Flèche Wallonne, n’a pas d’ambitions au classement général sur ce Tour. Ça viendra sans doute plus tard dans sa carrière. Mais il a toujours affirmé que la première semaine pouvait lui convenir et l’a prouvé d’entrée.

Dès la première étape disputée sur le sol français, il a mis sa «menace» à exécution. Le coureur de la Deceuninck-Quick Step est parti seul à 16km du but et personne ne l’a revu. Alaphilippe a fini seul en-haut d’une rampe de 300 mètres à 10% avec 30 secondes d’avance sur la meute. Le sprint du peloton a été remporté par Michael Matthews (Aus) et Jasper Stuyven (Be). Au général, il compte 20 secondes d’avance sur les Néerlandais Wout van Aert et 25’’ sur Steven Kruijswijk.

Première depuis cinq ans

Le puncher de Saint-Amand-Montrond permet aussi à son pays de souffler et d’interrompre une disette de cinq ans sans porter la si précieuse tunique pour un coureur Français. Il fallait remonter jusqu’au 13 juillet 2014 pour retrouver trace d’un maillot jaune et «bleu», porté à l’époque par Tony Gallopin.

Le maillot jaune surprise de ce début de Grande Boucle, Mike Teunissen, a fait long feu. Le sprinter néerlandais a été prié de rendre sa tunique lors de cette 3e étape, incapable qu’il a été de suivre les meilleurs dans l’enchaînement de difficultés lors de la fin de parcours.

La longue descente vers le sud, de Binche vers Epernay sur 215km, avec vent de trois-quarts dos, s’est faite rapidement (plus de 46km/h de moyenne). Elle a aussi permis à cinq baroudeurs d’aller montrer le maillot à l’avant aux télévisions du monde entier, avec un écart maximal de 6 minutes qui n’a ensuite plus fait que fondre.

Retour des sprinters

Les Français Stéphane Rossetto, Paul Ourselin, Yoann Offredo, Anthony Delaplace et le Belge Tim Wellens avaient plus de chances de gagner le prix de combatif du jour que de croire à la victoire et ça n’a pas manqué. Ce dernier, clairement le plus fort des fuyards, est ensuite parti sans succès en solo vers la sous-préfecture de la Marne. Il s’est paré du maillot de meilleur grimpeur en guise de consolation.

Mardi, les sprinters redeviendront le centre d’attention. Entre Reims et Nancy (213,5km), le peloton affrontera deux petites côtes, dont la dernière, classée en 4e catégorie (3,2km à 5%, rien de méchant), est placée à pile 15 bornes de l’arrivée. L’occasion, peut-être, de créer une petite sélection entre les acteurs des derniers hectomètres.

Créé: 08.07.2019, 17h16

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