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BasketballClint Capela: «Des souvenirs pour la vie»

Le Genevois, qui s'apprête à rejoindre Houston, s’est confié après la victoire historique de la Suisse contre l’Islande mercredi.

Clint Capela n'oubliera pas son aventure avec l'équipe de Suisse "Cette campagne aura une place à part pour moi", dit-il.
Clint Capela n'oubliera pas son aventure avec l'équipe de Suisse "Cette campagne aura une place à part pour moi", dit-il.
Jean-Christophe Bott, Keystone

Clint Capela a savouré ses dernières minutes sous le maillot suisse. Après l’exploit de l’équipe nationale contre l’Islande (victoire 109-85) mercredi soir à Clarens, le Genevois a été assailli par ses fans au milieu de la salle. Il s’est plié avec joie au jeu des autographes et autres selfies. Il n’a rejoint le vestiaire suisse qu’une heure après la sirène libératoire. Le pivot a néanmoins encore pris le temps de faire le point sur cette campagne européenne.

Clint, si vous avez répondu à l'appel de l'équipe de Suisse, c'était justement pour vivre de tels matches?

Exactement. A la base, je voulais surtout aider cette équipe à se qualifier. Je savais qu'il y avait du potentiel. La mission est accomplie, qui plus est avec la manière. Nos deux matches à domicile se sont joués dans des salles pleines, avec une ambiance incroyable.

Est-ce que le scénario de ce dernier match contre l'Islande renforce encore ce sentiment de satisfaction?

C'est sûr. Cette difficulté était un challenge en plus. On se rend compte qu'en cravachant, en se donnant à fond, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Aviez-vous déjà connu une telle ambiance en Suisse?

Non jamais. En plus, il y a cette fin de match de malade. Franchement, je me disais qu'on allait gagner. Mais réussir ce qu'on a fait, c'est fou. Chaque joueur s'est mis au service de l'équipe, dans son rôle. Personne n'a pensé à ses stats individuelles. Au fil du match, cette discipline a fait la différence.

Vous avez vécu plein de choses dans votre carrière en NBA...

(Il coupe) Oui mais quand tu joues avec ton pays, c'est quelque chose d'autre. Cette campagne aura une place à part pour moi. C'est quelque chose d'unique. Bien sûr, en NBA il y a l'ambiance, des stars, l'argent, etc. C'est magique, mais la Suisse compte tellement pour moi. Dans 20 ans, je ne jouerai certainement plus aux Etats-Unis, mais je serai toujours suisse. Les gars dans ce vestiaire, ils seront encore avec moi. On va représenter le pays pour toujours. Ce sont des souvenirs qu'on va garder toute notre vie.

En conférence de presse, le coach a dit qu'il y avait eu des discussions franches dans le vestiaire après la défaite au Portugal. C'était tendu entre vous?

Non, c'était surtout constructif. Vu qu'on avait peu joué ensemble jusque-là, tout le monde était encore un peu confus sur son rôle ou certains points tactiques. C'est normal quand tu n'as passé que quelques jours ensemble. Dans le sport de haut niveau, il y aura des bas, où on va se dire les choses franchement. Mais au final, l'important c'est que ça donne des prestations comme ce match contre l'Islande.

Vous ne pourrez pas participer au tour principal des qualifications en février prochain. Est-ce qu'il y a une frustration de ne pas pouvoir aller au bout avec ces gars?

C'est clair. (Il marque une pause). J'aurais aimé amener mon pays jusqu'à cet Euro. Mais bon, j'ai un «business» à gérer aux Etats-Unis (rires). J'ai déjà des obligations ce week-end avec ma fondation - qui vient en aide aux enfants défavorisés à Houston - et avec des médias texans aussi. Je vole vendredi déjà.

Comment voyez-vous la suite de cette campagne européenne pour la Suisse?

Rien n'est impossible désormais. Il y a vraiment beaucoup de talent dans cette équipe. Les joueurs sont intelligents sur le parquet. Ils ont tous fait une grosse performance pour continuer l'aventure. Pourvu que ça dure.

Si vous ne deviez garder qu'un seul souvenir de ces matches sous le maillot national, vous choisiriez lequel?

Cette victoire contre l'Islande. En fait, les deux matches à domicile étaient incroyables. L'ambiance était au rendez-vous. Le message est passé. Le basket suisse grandit. C'est le plus important.

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