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Le Carougeois Kinigamazi sur le toit du monde

Nette victoire à Sous-Moulin pour le titre WBF des superplumes. La Suisse l’attendait depuis plus d’un siècle!

Pour Patrick Kinigamazi, un aboutissement qui consacre des tonnes de travail.
Pour Patrick Kinigamazi, un aboutissement qui consacre des tonnes de travail.
Georges Cabrera

Patrick Kinigamazi a remporté haut la main le titre mondial WBF des superplumes en dominant l’Argentin Juan José Farias vendredi au centre sportif de Sous-Moulin. Devant une belle chambrée qui l’a sans cesse encouragé et qui lui a réservé une belle ovation à l’heure de son triomphe, le boxeur carougeois s’est imposé sans appel, comme le confirme le verdict unanime des trois juges. Ceux-ci l’ont donné nettement vainqueur à l’issue des 12 reprises: deux fois sur le score de 116-107 et une fois par 117-106

Mine de rien, la Suisse attendait depuis… le 23 mars 1900 qu’un pugiliste à licence helvétique ne remporte une nouvelle ceinture planétaire. En l’occurrence, depuis le succès du léger Frank Erne, vainqueur de l’Américain Joe Gans, après s’être déjà emparé du titre des poids plumes face à Dixon, puis des légers contre Lavigne et O’Brien. Avec en filigrane une pensée pour Fritz Chervet, scandaleusement frustré du titre des poids mouches le 27 avril 1974 à Zurich face au Thaïlandais Chartchai Chionoi. Cette victoire comble donc plus d’un siècle d’attente. Tout simplement…

Le boxeur du Club Pugilistique Carouge a totalement mérité son succès. En faisant à la fois preuve de maîtrise et de dynamisme face à un déplaisant adversaire qui s’est souvent montré retors, multipliant les simulations et les attaques vicieuses sans provoquer de réelles réactions arbitrales. «Cette façon de combattre a dérangé le plan de bataille que nous avions établi avec mon entraîneur, Giorgio Costantino. J’ai dû composer avec des réactions inattendues et donc rester continuellement sur mes gardes. Bien m’en a pris, car incontestablement Farias fait mal, justifiant son statut de puncheur. Il m’a «piqué» trois fois et j’ai eu besoin de tout le soutien du public – que je remercie, ainsi que mes précieux sponsors – pour me reprendre rapidement. J’ai pu terminer le combat sans être atteint physiquement», lançait Kinigamazi, légèrement tuméfié au visage. A l’inverse de son antagoniste, sérieusement meurtri.

Et l’avenir? «A 34 ans, je considère que c’est le début de la fin pour moi. Je me donne encore deux ans pour tenter de grimper encore plus haut, par exemple sous l’égide d’autres fédérations mondiales. Et puis, je souhaite aussi consacrer du temps aux jeunes, rendre une part de ce qui m’a été donné.» Et Giorgio Costantino de conclure: «J’ai aidé Patrick à gérer au mieux ce combat important et particulier. Ce succès constitue une juste récompense pour un énorme travail.»

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