Des adversaires de taille pour les champions de la boxe thaï à Genève

Arts martiauxLa 2e GVA Fight Night est à l’affiche ce samedi à Plainpalais. Ça va barder.

Les Genevois du Massar Gym, Nabiyom Tesfai et Sonia Dinh, espèrent s'illustrer samedi devant leur public.

Les Genevois du Massar Gym, Nabiyom Tesfai et Sonia Dinh, espèrent s'illustrer samedi devant leur public. Image: Pierre Albouy

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Au Théâtre Pitoëff, c’est le choc des cultures. À l’étage, on joue «Le courage de ma mère», la narration poignante d’un miracle, d’une ode à la vie. Au rez-de-chaussée, sous les projecteurs de la salle communale de Plainpalais, l’affiche de samedi s’annonce plus percutante. La deuxième édition de la GVA Fight Night met en scène les caïds de la boxe thaï. Ça va cogner dur sur le ring, à coups de pied et de poing, avec corps-à-corps, projections et balayettes, selon les règles du muay thai, cet art pugilistique ancestral que Gregory Auberson cherche à promouvoir à Genève. Deux de ses protégés, Nabiyom Tesfai et Sonia Dinh, en seront les vedettes.

Pour l’ancien champion suisse de karaté, fondateur et responsable du Massar Gym, le défi est à la mesure des préjugés contre lesquels doit lutter ce sport de combat né au XVe siècle sur les champs de bataille d’Asie. Sport national en Thaïlande, célébré par les rois et vénéré aujourd’hui par un million d’adeptes, il a même été interdit en 1921 pour son extrême dangerosité, avant d’être codifié et réhabilité. «Contrairement à certaines idées reçues, la boxe thaï est une véritable discipline sportive, qui met en valeur le travail des corps et se pratique dans le respect de l’adversaire», plaide Gregory Auberson. Pas question pour lui de la considérer comme un bourre-pif sans foi ni loi.

Dans son club de la rue Caroline, le promoteur genevois loue les vertus de ce sport popularisé au cinéma par un certain Jean-Claude Van Damme. «Pour y exceller, il faut posséder une condition physique et une maîtrise technique à toute épreuve, un solide mental, du courage et l’art de l’esquive», énumère-t-il. Au Massar Gym, la majorité des membres s’y adonne pour se défouler à midi en tombant la cravate. Un loisir de choc pour banquiers ou employés de bureau. Nabiyom Tesfai est quant à lui accompagnateur dans un EMS et boxeur pro. Un «nak muay» qui, à entendre Gregory Auberson, disputera samedi «le combat d’une vie».

Figure de proue de la boxe thaï à Genève, le combattant d’origine érythréenne (11 combats pros, 9 victoires et 2 défaites en catégorie -60 kg) s’entraîne deux à trois heures par jour pour se forger un destin de champion. En affrontant un costaud de la trempe du Français Hakim Hamech, sacré champion du monde en 2014, il relève un défi de taille. «Non, on ne l’envoie pas au casse-pipe. J’en suis persuadé, Nabiyom a les moyens de s’imposer. S’il y parvient, il s’ouvrira d’autres portes. C’est pour lui une formidable opportunité à saisir», affirme Gregory Auberson. De même, il croit aussi aux chances de Sonia Dinh, opposée à la Bâloise Ilenia Perugini dans un combat revanche, titre national WBC en jeu.

Trois autres duels professionnels et de nombreux combats amateurs animeront dès 19 h cette soirée de gala. L’an passé, la première édition avait réuni plus de 900 spectateurs. Vu la qualité de l’affiche, la prochaine Fight Night risque bien de faire le plein.Pascal Bornand

«Pour Nabiyom Tesfai, c’est à la fois un défi de taille et le combat d’une vie»

Créé: 30.01.2020, 19h04

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