«À croire qu’il faut être suisse pour être champion»

VoileAlinghi et Team Tilt ont confirmé le savoir-faire helvétique au Mondial de GC32.

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«À croire qu’il faut être suisse pour être champion du monde de GC32!» La boutade est signée Arnaud Psarofaghis, barreur d’Alinghi. À y regarder de plus près, elle est loin d’être dénuée de sens. En réalisant un doublé, en fin de semaine au Mondial de GC32 à Lagos (Portugal), la Suisse a confirmé son savoir-faire sur la planète voile. Alinghi titré devant Team Tilt, les deux faisant la nique à une flotte de huit autres catamarans à foils. Et pas des moindres, si l’on tient compte des équipages qu’ils ont laissé juste derrière eux: Ineos Team UK de Ben Ainslie (engagé sur la prochaine Coupe de l’America) et NORAUTO, skippé par Franck Cammas. Sacrément prestigieux.

On ne présente plus Alinghi, double vainqueur de la Coupe de l’America, quatre fois victorieux des Extreme Sailing Series et sept succès sur le Bol d’Or ainsi que sur le D35 Trophy. Mais force est de constater que le team lémanique ne cesse de se réinventer pour continuer à briller. En témoignent ses 12 podiums (8 victoires) en 18 régates disputées entre jeudi et dimanche sur les côtes de l’Algarve. «L’équipe évolue, se renouvelle et cherche encore et toujours à progresser», abondait le coach Nils Frei. «C’est un travail de longue haleine qui paie, appuyait le bowman Yves Detrey. On n’est pas champion du monde sur une épreuve. On le devient après des mois et des années de boulot rigoureux.»

Ce n’est pas la jeune bande de Team Tilt qui dira le contraire, elle qui avait été sacrée l’an dernier au bout de la première édition. Et qui a à nouveau frappé fort ce week-end, guidée par l’expérimenté tacticien Glenn Ashby (Team New Zealand sur la Coupe de l’America). Et dire qu’elle n’avait plus navigué sur catamaran à foils depuis une année… «Il nous manquait clairement des heures d’entraînement, concédait le skipper lémanique Sébastien Schneiter. Mais nous sommes montés en puissance durant la semaine (ndlr: ils étaient 7es du classement général au terme de la première journée et encore 4es dimanche matin). Terminer vice-champion du monde dans ces conditions montre le potentiel de l’équipe.» Si tant est qu’une telle preuve était nécessaire pour le team qui avait pris le troisième rang de la Youth America’s Cup en 2017.

Une chose est sûre, dixit Arnaud Psarofaghis, «tout cela montre que la voile suisse se porte bien.» Et comment!

Créé: 01.07.2019, 17h28

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