Sandy Maendly «vit le foot à 360 degrés», sans concession

FootballÀ presque 30 ans, l’ex-internationale est de retour à Genève douze ans après son départ et plusieurs expériences, dont la dernière à Madrid.

Sandy Maendly a bouclé la boucle. Elle compte désormais s’épanouir sur les terrains genevois.

Sandy Maendly a bouclé la boucle. Elle compte désormais s’épanouir sur les terrains genevois. Image: PIERRE ALBOUY

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Un quart d’heure. C’est le temps qu’il aura fallu à Sandy Maendly pour signer son retour en terres genevoises de la meilleure des façons. Entendez par là, de marquer un but face à Therwil, le 17 février. Son premier sous le maillot du Servette-Chênois Féminin, pour ses débuts. Elle y a ajouté trois assists pour Maëva Sarrasin.

La doublette Maendly-Sarrasin en action. Comme il y a douze ans, lorsque les deux Genevoises évoluaient déjà ensemble à Chênois. Entre-temps, les joueuses ont vu du pays. La seconde a porté les couleurs d’Yverdon. Sandy Maendly, elle, a franchi la Sarine. Berne d’abord, puis Neunkirch, avec l’Italie entre les deux. Enfin, elle a passé la première partie de la présente saison à Madrid, en D1 espagnole.

«Je n’avais plus de plaisir»

Du coup, on ne s’attendait pas à la revoir de sitôt aux Trois-Chêne, encore moins en LNB. «Je suis arrivée un peu à l’improviste, sourit celle qui passera le cap de la trentaine en avril. Je m’étais dit que si je quittais Madrid, c’était soit pour Neunkirch, soit pour rentrer à la maison. Vu que Neunkirch n’existe plus, le choix était vite fait.» Reste que pour passer de la Liga à la LNB, il faut avoir des raisons. D’autant plus pour quitter un projet qu’on disait chapeauté par le Real Madrid. «De pures spéculations, concède Sandy Maendly. Nous n’avions rien à voir avec eux. La vie madrilène me convenait. J’aimais cette mentalité et j’avais commencé une école de massage. Mais j’ai peiné à m’intégrer dans l’équipe, l’ambiance n’était pas géniale. Au final, je n’avais plus de plaisir.»

Sur le niveau, la Genevoise n’a rien à redire. Largement au-dessus de celui de la Suisse. La perception du foot féminin? Très agréable dans un pays où le ballon rond constitue un phénomène de société. Mais Sandy Maendly est comme ça. Quand ça ne se passe pas bien, elle n’hésite pas à prendre des décisions radicales. «Je vis le football à 360 degrés. Si ça ne va pas, j’y pense tout le temps. Dès le moment où je ne le sens plus, je coupe court.»

Il y a deux ans, par exemple, c’est à l’équipe de Suisse qu’elle avait tourné le dos, après 68 sélections. La Nati venait de disputer la Coupe du monde (que Sandy Maendly avait manquée en raison d’une blessure) et allait se qualifier pour l’Euro 2017. «Je me suis retirée dès que je n’ai plus eu de plaisir à m’entraîner. J’avais certaines attentes, notamment vis-à-vis de la sélectionneuse, mais ça ne venait pas. Cela me rongeait. J’étais stressée et mes prestations s’en ressentaient. Dès que j’ai fait mon choix, il y a eu comme une libération.»

Une période de transition

Aujourd’hui, Sandy Maendly est heureuse d’être revenue à Genève. Elle y sera une joueuse d’expérience qui a connu le foot pro. «Mais je crois toujours être la même Sandy qu’il y a douze ans, qui aime rire dans le vestiaire mais est sérieuse sur le terrain. Et s’il faut prendre certaines responsabilités, je le ferai.»

Elle retournera aussi deux fois à Madrid pour finir sa formation. «Il aurait été bête de tout lâcher. Pour l’instant, je traverse une période de transition. Je vis à nouveau chez mes parents. Je dois chercher du boulot, mais je n’ai pas de diplôme. Donc ce sera plutôt pour l’année prochaine.» En attendant, la Genevoise compte s’épanouir sur les terrains. Car si le foot va, tout va. Elle est comme ça, Sandy Maendly.


La LNA, «maintenant ou à moyen terme»

Avec la signature de Sandy Maendly, l’idée première est que rien ne pourra échapper à Servette. Mais gare à l’euphorie. Alors qu’elles affronteront Aïre-le-Lignon samedi (20 h au Stade de Florimont), les Grenat sont deuxièmes d’une LNB où seules les championnes sont promues. «Au début, avec un effectif un peu flou, nous avons tâtonné, concède l’entraîneur Eric Séverac. Mais nous avons maintenant trouvé une stabilité. Si l’on doit monter, ce sera grâce à un collectif, pas seulement grâce à Sandy ou Maeva Sarrasin.» La promotion est un objectif, «que ce soit maintenant ou à moyen terme», tempère le coach. «Si nous la décrochons cette année, tant mieux. Mais nous avons plusieurs jeunes joueuses. Donc cela pourra être l’année suivante.» En attendant, les Genevoises ont aussi la Coupe pour rêver. Car après avoir sorti YB, elles joueront contre Lucerne M21 (1re ligue) en quarts de finale, le 17 mars. V.S.

(TDG)

Créé: 06.03.2018, 22h37

Bio express

Sandy Maendly

Née:
le 4 avril 1988 à Genève.
Poste:
milieu offensif.
Clubs:
Grand-Lancy, Signal Bernex, Chênois, Young Boys, Torres Calcio (Italie), AGSM Vérone (Italie), Neunkirch, CFF Madrid (Espagne), Servette-Chênois Féminin.
Équipe de Suisse A:
68 sélections (12 buts) entre 2006 et 2015.

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