Le Geneva Open ouvre une nouvelle ère

TennisLe tournoi n’a pour l’heure pas inscrit Wawrinka à son menu. Avec Goffin, il table malgré tout sur une édition 2018 trois étoiles.

Thierry Grin, directeur du Geneva Open, lève un premier voile sur l’édition 2018, avec David Goffin en tête d’affiche.

Thierry Grin, directeur du Geneva Open, lève un premier voile sur l’édition 2018, avec David Goffin en tête d’affiche. Image: KEYSTONE

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Le rituel était devenu immuable. Depuis trois ans, une conférence de presse du Geneva Open voyait systématiquement le visage de Stan Wawrinka s’extirper de l’affiche de l’édition à venir, puis le Vaudois des coulisses pour venir répéter son bonheur d’être ambassadeur du tournoi et en dire un peu plus sur ses objectifs pour la saison sur terre. Mais lundi, pas de triple lauréat de Grand Chelem à l’horizon. Sous le voile dressé pour maintenir un semblant de suspense, il y avait bien un visage, mais c’était celui de David Goffin. Pas celui de «Stanimal», lequel cède sa place de tête d’affiche au finaliste du dernier Masters de Londres.

Une vraie place au calendrier

La surprise n’est pas grande, sachant que les organisateurs et l’actuel No 11 ATP n’avaient, l’an dernier, pas trouvé d’accord pour prolonger leur contrat, mais c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour l’épreuve des Eaux-Vives. Avec Goffin, celle-ci s’est toutefois offert une jolie vedette. Le No 7 mondial n’est certes ni un «Big Four» ni un vainqueur de Grand Chelem, mais sa présence à cette édition 2018 (du 19 au 26 mai) est une bonne pioche, sachant que son jeu est l’un des plus intéressants du moment. «Comme Roger Federer l’a dit, Goffin a un «Q.I. tennis» très, très élevé et il exploite son potentiel à 200%», s’enthousiasme Thierry Grin, le directeur du Geneva Open.

Reste maintenant à savoir si le plateau qui se dessinera autour du Belge suffira à consolider l’élan et la réputation du tournoi, récemment élu par l’ATP comme étant l’épreuve européenne ayant le plus progressé ces dernières années. Après un cru 2017 d’exception, marqué par quatre journées à guichets fermés et une couverture médiatique époustouflante – «Les audiences TV ont explosé, plus de 100 pays, soit près de 255 millions de ménages, ont été touchés», note Grin – il apparaît difficile de vouloir faire aussi bien. Sauf aux yeux de Gerard Tsobanian, l’un des promoteurs du Geneva Open. «Non, on n’atteint jamais le sommet et on peut toujours faire mieux, glisse celui qui gère aussi le tournoi de Madrid. On espère que cette année nous permettra de suivre une logique cohérente, à savoir que notre épreuve grandisse encore et se fasse une vraie place dans le calendrier des Genevois afin de devenir incontournable.»

Étoffer le plateau

Pour cela, il faudra néanmoins que le plateau dressé autour de Goffin s’étoffe considérablement, au-delà même de la première liste des inscrits, qui tombera à la fin de mars. «Nous attendrons le début du mois de mai pour délivrer les invitations, mais on peut déjà rêver de beaucoup de beau monde, reprend Tsobanian. On tient à attirer des anciens et des jeunes pour s’appuyer sur une belle combinaison. Il faut un mélange, un équilibre…»

Des noms – Marin Cilic, Grigor Dimitrov, Fabio Fognini… – circulent déjà et la piste Wawrinka n’est pas totalement exclue, mine de rien. «On sait que le palier ultime serait d’avoir un jour Federer avec nous, mais si ni lui ni Stan ne sont dans le tableau cette année, je trouverai dommage que le public boude le tournoi, ajoute Thierry Grin. Je suis cependant optimiste, car je suis persuadé que nous aurons un superbe plateau. Nous discutons déjà avec beaucoup de monde et, jusqu’à présent, nous avons toujours offert mieux qu’un tournoi ATP 250 ne se doit de faire.»

Autant dire que la présence d’un vrai gros bras est (encore) attendue pour que cela se poursuive.


Wawrinka, cet absent qui fait parler

L’annonce de la présence de David Goffin au Geneva Open 2018 a décroché des sourires dans les salons feutrés du palace accueillant la conférence de presse. Les experts du tennis savent ce dont est capable le talentueux Belge, qui joue des coudes avec les cadors du circuit. Mais une fois l’affiche dévoilée, les langues ont toutes fini par tourner autour de l’absence de Stan Wawrinka. Et cela a commencé par deux hommages. Celui de Thierry Grin d’abord, lequel a tenu «à le remercier pour tout ce qu’il a apporté à notre tournoi les trois premières années». Puis celui d’Éric Sturdza himself: «Stan est un grand homme, un champion extraordinaire qui nous a beaucoup apporté.»

Si l’homme aux trois titres du Grand Chelem a été évoqué au passé, il ne faut toutefois pas l’enterrer pour cette année. Rien n’indique en effet qu’il finira par ne pas être présent dans deux mois au cœur des Eaux-Vives! «Au fond de nous, on espère encore pouvoir compter sur sa présence, admet Grin, mais le plus important est qu’il puisse se remettre totalement de sa blessure. On serait heureux qu’il soit là…» Éric Sturdza, le patron de la banque qui finance l’épreuve, abonde dans le même sens.

Directeur sportif du tournoi, Marc Rosset est aussi de ceux qui se démènent pour dessiner un superbe plateau 2018. Il sait de fait très bien combien la présence du Vaudois lui donnerait des couleurs et attirerait le public. Jusqu’au bout, il gardera donc un œil sur la santé et sur les performances de «Stanimal». «Moi aussi, j’espère qu’il retrouvera son meilleur niveau, souligne le champion olympique de 1992. On lui garde une invitation, au cas où…» A.CE.

(TDG)

Créé: 05.03.2018, 19h11

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