Gaultier: «C’est sympa de me comparer à Federer»

Squash Le mythique joueur français, auréolé d’un somptueux palmarès, vient distiller son savoir dimanche à Meyrin.

Le Français Gregory Gaultier (à droite) est, à 34 ans, la vedette de sa discipline.

Le Français Gregory Gaultier (à droite) est, à 34 ans, la vedette de sa discipline. Image: Reuters

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Il a vécu une saison 2016 calamiteuse car pourrie par les blessures. Et il aurait de fait pu se poser des questions sur la suite. Mais non, il a fini par ressurgir en début d’année, raquette en main et avec toute sa science du jeu et ses qualités athlétiques. Ceci afin de redevenir le meilleur joueur du monde. Roger Federer? Non, Gregory Gaultier, vedette du squash! En une poignée de semaines, le Français (34 ans) a goulûment avalé le Swedish Open, le Windy City Open, le British Open, le El Gouna International Open ainsi que le Grasshopper Open, à Zurich. Surtout, en reprenant possession du trône mondial, il est devenu le No 1 PSA le plus âgé de l’histoire de son sport. Hallucinant!

Et c’est ce personnage humble mais phénoménal sur un terrain qui distillera son savoir, ce dimanche, au Complexe sportif de Maisonnex, placé sous la houlette de Conor D’Cruz. Un grand rendez-vous, assurément! «C’est un plaisir pour moi de venir partager mes connaissances et mon expérience», indique Grégory Gaultier, qui aime parler d’une activité peu médiatique. Morceaux choisis.

Grégory Gaultier, après une année 2016 difficile, vous êtes revenu en force. Comment l’expliquez-vous?

Malgré les blessures, j’étais très motivé pour revenir à mon meilleur niveau. Je me suis retrouvé sur une bonne dynamique à chaque tournoi et le fait de gagner des matches m’a conféré une grande confiance. D’avoir bien géré la récupération entre les épreuves a aussi été l’une des clefs de ma réussite.

Du coup, on se dit que vous êtes le Roger Federer du squash…

C’est sympa de me comparer à lui, qui est une icône pour, je crois, la plupart des gens. De mon côté, je fais juste mon travail en essayant de prendre un maximum de plaisir. Je suis satisfait de mon palmarès, mais j’en veux encore davantage.

Le squash est un sport peu connu. Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaiterait se lancer?

Comme dans n’importe quel domaine, il faut faire preuve de rigueur et de discipline. Il faut aussi se montrer persévérant. Savoir se remettre en question, être dans le souci du détail et se faire plaisir est également très important.

Vous êtes un géant du squash, mais vous restez peu médiatisé, y compris dans votre pays. Comment le vivez-vous?

Je le vis très correctement, mais il est clair que j’aimerais bien que le squash gagne en visibilité, qu’il devienne plus connu. S’il pouvait être un sport olympique, cela contribuerait énormément à sa notoriété.

Thierry Lincou, votre compatriote, No 1 mondial en 2004, a-t-il été un modèle pour vous?

Oui, il a été une locomotive dans ma carrière et un très bel exemple. L’un et l’autre, on s’est poussé mutuellement vers le haut.

Sachant que vous avez retrouvé votre meilleur niveau, quelles sont désormais vos aspirations pour les années à venir?

Rester No 1 mondial le plus longtemps possible, d’une part. Et gagner un titre de champion du monde, d’autre part.

Le fait d’être marié à Veronika Koukalova, une ancienne joueuse pro, qui connaît bien le milieu et ses exigences, vous facilite-t-il les choses pour mener à bien votre carrière?

Bien entendu, car elle comprend ce que cela demande pour être au top. Le fait d’être souvent loin de la maison n’est pas évident, mais elle reste à mes côtés pour me supporter quoi qu’il arrive. Dans la victoire comme dans la défaite. Mais aussi lorsque j’en ai besoin! Veronika me facilite la tâche pour plein d’autres choses également, afin que je puisse rester dans mes performances.

(TDG)

Créé: 28.06.2017, 16h14

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