Cristiano Ronaldo et Neymar sous la loupe de Gabet

FootballA l'inverse du Brésilien, le Portugais a été décisif lors de Real Madrid - PSG 3-1. L'analyse de Chapuisat.

Drôle d'accolade entre Neymar et Cristiano Ronaldo. Du style: «Je t'aime, moi non plus.»

Drôle d'accolade entre Neymar et Cristiano Ronaldo. Du style: «Je t'aime, moi non plus.» Image: Reuters

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À Santiago-Bernabéu, Cristiano Ronaldo a remporté son duel à distance avec Neymar. Peu en vue dans le jeu, le Portugais s’est fait l’auteur d’un doublé retentissant qui souligne ses formidables qualités de compétiteur. À la demi-heure, après une frappe trop croisée, un coup franc trop enlevé et un face-à-face perdu contre le gardien Alphonse Areola, rien n’indiquait que le Madrilène endosserait le rôle de match-winner.

Gabet Chapuisat a apprécié en connaisseur ce 8e de finale aller de la Ligue des champions entre Real Madrid et PSG (3-1). «Ronaldo n’a pas effectué son meilleur match. Il a égalisé sur penalty (45e) mais il fallait le mettre. Il a inscrit le 2-1 du genou, un but miracle. Ce n’est pas mon joueur préféré, Cristiano Ronaldo n’est pas toujours spectaculaire mais toujours décisif. Ses statistiques parlent pour lui.» Mercredi, il a soigné son record de buts dans cette compétition (116) et a signé ses 100e et 101e buts sous le maillot merengue.

«En championnat, Ronaldo a connu un trou mais il revient en forme ( ndlr: il a inscrit 9 buts, toutes compétitions confondues, lors de ses cinq dernières sorties ). Plus les années passent, plus ce sera difficile.» Il concentre désormais ses efforts dans la surface adverse. «Ce n’est pas un touriste. Il n’a pas un poil de graisse de trop. Il bosse. À ce niveau-là, il est irréprochable. Il met tous les atouts de son côté. C’est un vrai pro. Chapeau.»

«Le laisser-faire du Neymar»

Gabet Chapuisat s’interroge à haute voix: «Je doute que Neymar soit aussi performant que Ronaldo à 33 ans. À 30, il sera un peu grillé. Neymar, c’est l’artiste, un Brésilien, un fêtard.» Dimanche soir, l’attaquant du PSG avait invité 250 convives et ses coéquipiers pour fêter son 26e anniversaire au Pavillon Cambon, à proximité de la place Vendôme et de l’Opéra Garnier. «Avec la bénédiction des Qataris qui ferment les yeux sur ses caprices de star», précise notre interlocuteur. Qui ajoute: «Neymar a un incroyable talent mais, un peu par égoïsme, il n’a pas été décisif comme on le pensait. Contre Dijon, Troyes ou Metz, ça peut le faire. Contre le double tenant du titre, c’est différent. C’est l’équipe qui devait tenir la vedette, pas lui. C’est le problème. Il fait comme il veut. Il joue comme il veut.»

Mercredi, il a «percuté» balle au pied et a gagné de nombreux duels en un contre un. Mais il ne fut pas toujours heureux dans ses choix. Souvent par volonté d’en faire trop, optant pour la solution individuelle. La «MCN» (Mbappé-Cavani-Neymar) a peu combiné. Au total, Neymar a touché 86 ballons contre 40 à Ronaldo. À croire que le génial Neymar est ingérable. «Il faut le laisser-faire du Neymar. Il faut lui lâcher la bride. Si tu veux le cadrer, lui mettre des bâtons dans les roues, il trouvera tous les prétextes pour s’échapper. Au besoin, il s’inventera une petite blessure.»

Zouave et ambitieux

Le 6 mars, au Parc des Princes, lors du match retour, il y a fort à parier que Neymar se rebiffera. «Oui, il a beaucoup de fierté. Il fait parfois le zouave dans la vie mais c’est un champion ambitieux. Il est candidat au Ballon d’or.» Et s’il entend assouvir son dessein, le parcours des Parisiens ne doit pas se terminer à ce stade de la compétition. À domicile, le PSG n’a jamais connu les affres de la défaite depuis qu’il est entraîné par Unai Emery. Il faut remonter à mars 2016 pour trouver trace d’une défaite. C’était devant Monaco.

Qui de l’aîné ou du cadet aura le dernier mot? Sept ans jour pour jour – ils sont nés un 5 février – séparent le Portugais du Brésilien. 7, chiffre porte-bonheur, claque comme «CR7».

Une sortie prématurée de la compétition placerait Unai Emery sur un siège éjectable et représenterait un manque à gagner considérable pour le PSG, sous la menace de sanctions de l’UEFA dans le cadre du fair-play financier suite au mercato d’été. Le club de la capitale a déboursé la bagatelle de 480 millions pour s’assurer les services de Mbappé et s’attacher (sic) ceux de Neymar. (nxp)

Créé: 15.02.2018, 17h36

L'avis du pro

«Neymar? Il faut lui laisser faire du Neymar, il faut lui lâcher la bride»


Gabet Chapuisat
69 ans, Ex-international et consultant TV

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