Cespedes: «Il n’était pas question d’arrêter»

FootballBoris Cespedes a dû patienter avant de faire son nid au Servette, son club. Avant de défier Thoune, il raconte son bonheur.

Boris Cespedes, pur produit de la formation du Servette FC, est la révélation de ce début de saison en Super League.

Boris Cespedes, pur produit de la formation du Servette FC, est la révélation de ce début de saison en Super League.

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Il est à la fois l’un des plus anciens du club et la grande révélation de ce début de saison en Super League. Autrement dit, Boris Cespedes a vécu un déclic, presque une métamorphose dans l’entrejeu servettien. Avant son cinquième match de Super League, dimanche à Thoune, le milieu de terrain évoque sa récente éclosion et son bonheur.

Après quatre matches, comment va la vie en Super League?

Le niveau n’est pas le même, mais ce qui change surtout, c’est ce qu’il y a autour. Plus de caméras, plus de spectateurs dans des stades plus beaux, plus grands. Ça fait plaisir, on essaie d’en profiter au maximum. Pour moi qui n’avais encore jamais connu ça, c’est assez génial d’aller jouer au Stade de Suisse ou au Parc Saint-Jacques, contre des équipes comme YB ou Bâle.

On vous sent presque plus à l’aise qu’en Challenge League. Aviez-vous besoin d’être en haut pour exploser?

(Un peu gêné.) On a fait une bonne préparation et, à titre personnel, j’avais déjà bien bossé pendant les vacances – parce que je savais qu’il y avait un saut. Je n’avais pas énormément joué ces derniers mois en Challenge League, alors je tenais à revenir bien. Ça faisait un moment que je n’avais pas réalisé une préparation complète, je me sens bien. J’ai commencé la saison remplaçant avant que, pas de chance, Gaël (ndlr: Ondoua) ne se blesse. C’était une occasion pour moi, j’ai essayé de la saisir, de montrer ce que je vaux.

Ce premier semestre 2019 en demi-teinte a-t-il servi de déclic, de leçon?

Oui, c’est clair, j’aurais aimé être dans l’équipe toute la saison. Tout joueur est compétiteur et, moi, j’ai compris qu’il fallait en faire un peu plus. Je n’avais pas envie d’être en Super League juste pour faire le nombre. Alors j’ai fait ce qu’il fallait pour que le coach me fasse entrer sur les premiers matches, pour qu’il ait confiance en moi pour me faire débuter quand Gaël s’est blessé.

Vos débuts pros, en août 2013 à Schaffhouse, vous semblent-ils loin?

Très loin. Tellement de choses se sont passées, depuis. J’ai été prêté deux fois à Carouge, j’ai fait six mois avec les M21, je suis revenu et maintenant je suis là… J’ai changé deux ou trois trucs et je crois désormais avoir trouvé le bon équilibre pour ma carrière.

Quels sont ces «deux-trois trucs»?

L’alimentation, le sommeil, ces choses auxquelles on ne fait pas forcément très attention à 18 ans. Je vois la différence, je me sens mieux sur le terrain, tous les jours à l’entraînement.

Pendant que vous vous accrochiez, les Bua, Zakaria, Mbabu et autres talents genevois volaient vers de glorieux destins. Avez-vous connu des moments de découragement?

Je voyais partir ces gars dont j’étais proche, donc je me disais que si eux le faisaient, je le pouvais aussi. Le seul moment où j’ai un peu perdu espoir, c’est quand je suis redescendu en M21 à mon retour de Carouge, à l’été 2016, alors que mon contrat stipulait que je faisais partie de la première équipe. Là, j’ai eu la chance d’avoir William Niederhauser, qui m’a poussé alors que je lui disais que j’en avais marre. Il a fait en sorte que je touche un maximum de ballons, que je prenne du plaisir et que je reste dedans. Je lui dois beaucoup. Mais en vrai, dans ma tête, il n’était pas question d’arrêter. J’aurais été trop frustré.

En tant que «pur produit» du club, vous incarnez un pan capital de la politique servettienne. Comment le vivez-vous?

Servette est le club de ma ville, comme je le rappelle souvent aux autres joueurs. Certains rigolent un peu quand je leur dis que je me sens grenat. Pour moi, c’est une immense fierté de savoir que tous mes amis, toute ma famille sont au stade quand je joue. C’est ma ville, je suis d’autant plus fier et j’ai d’autant plus envie de réaliser quelque chose de bien avec ce club. Je peux expliquer certaines choses sur l’histoire du Servette à ceux qui ne la connaissent pas bien.

Le dernier trophée soulevé par le club?

C’était en 2001, en finale de la Coupe à Bâle, contre Yverdon. Je me souviens, j’étais au stade sur les épaules de mon père.

Pouvez-vous imaginer être le joueur d’un seul club?

On ne sait jamais, dans le foot. Mais si tout se passe bien, si les dirigeants sont contents de mes performances, je peux tout à fait imaginer effectuer toute ma carrière avec Servette, où j’ai commencé à 6 ans.

Votre contrat arrivera à échéance en juin. Ça discute?

Ça discute gentiment, mais il n’y a encore rien de concret. On n’est pas pressés, il faut simplement trouver un accord qui convienne aux deux côtés.

Créé: 24.08.2019, 08h39

Un avant-centre est arrivé

C’était la dernière question du mercato servettien: Alain Geiger pourrait-il compter sur un attaquant supplémentaire, si possible un buteur? La réponse est tombée vendredi. Le club a annoncé l’engagement – pour trois ans – de Grejohn Kyei, un avant-centre français d’origine ghanéenne (24 ans).

Né en région parisienne puis engagé à 15 ans par le Stade de Reims, cette solide pointe (1,87 m pour 84 kg) avait découvert la Ligue 1 lors de la saison 2014-2015. Alors sélectionné avec les M21 des Bleus, il n’a par la suite pas tenu toutes ses promesses. Prêté la saison dernière à Lens, en Ligue 2, il y a fait 20 apparitions en championnat, pour la plupart en tant que remplaçant, inscrivant tout de même quatre buts.

«Grejohn arrive au SFC pour relancer sa carrière», résume le communiqué du club. La nouvelle recrue, qui retournera à Reims ce week-end afin d’y régler quelques affaires, s’entraînera pour la première fois avec les Genevois mardi prochain. Il devrait être qualifié pour le match du 31 août contre Ne/Xamax. S.M.

En direct du vestiaire

Le match
Servette se rend à la Stockhorn Arena pour y affronter Thoune dimanche à 16h.
L’infirmerie
Servette, toujours privé de Steven Lang, Christopher Mfuyi, Dennis Iapichino et Romain Busset, devra aussi composer sans Koro Kone, touché à la cuisse, qui reviendra après la trêve internationale. Quant à Gaël Ondoua, convalescent, il pourrait réintégrer le groupe le week-end prochain.
65 ans
Les Grenat ne se sont plus imposés en championnat à Thoune depuis le… 21 novembre 1954 (0-3). Absents de la 1re division jusqu’en 2002, les Bernois ont depuis accueilli Servette à onze reprises, pour huit victoires et trois nuls, dont le dernier en 2013 (1-1). S.M.

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