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Ammann, tête de gondole du ski nordique helvétique

Double médaillé d'or en 2002 et en 2010, le St-Gallois va tenter à Sotchi de faire un pas supplémentaire dans la légende.

Les Suisses en lice pour les compétitions de ski de fond au JO de Sotchi.
Les Suisses en lice pour les compétitions de ski de fond au JO de Sotchi.
Keystone
Les Suisses en lice pour le saut à ski au JO de Sotchi.
Les Suisses en lice pour le saut à ski au JO de Sotchi.
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Les Suisses en lice pour les compétitions de ski de fond au JO de Sotchi.
Les Suisses en lice pour les compétitions de ski de fond au JO de Sotchi.
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Simon Ammann peut déjà s'enorgueillir d'être le sportif suisse le plus titré des JO d'hiver, devant Vreni Schneider et ses trois médailles d'or. Il n'a pas d'égal non plus dans l'histoire du saut à ski avec quatre sacres en individuel, ce que même le mythe finlandais Matti Nykänen n'a pas réussi à accomplir (3 titres individuel, 1 par équipes).

Malgré ces records, le nouveau pari du sauteur du Toggenburg à Sotchi semble encore plus fou. Dans un sport où il est très difficile de se maintenir longtemps au plus haut niveau, il serait phénoménal qu'il connaisse encore une fois l'honneur d'un podium olympique, à 32 ans et à l'occasion de sa cinquième participation aux Jeux.

Rien n'est toutefois impossible pour celui qui fut surnommé Harry Potter après ses premiers titres à Salt Lake City. Alors qu'il semblait à bout de souffle l'hiver dernier, le St-Gallois a retrouvé, comme par hasard, son meilleur niveau en cette saison olympique. Cinq fois sur le podium en Coupe du monde, dont sur la plus haute marche fin décembre à Oberstdorf (All), il fait à nouveau partie des ténors du circuit.

Favoris à la pelle

Capable comme personne d'autre de se sublimer pour les grands événements, Simon Ammann fait incontestablement partie des candidats aux médailles à Sotchi les 9 (petit tremplin) et 15 (grand tremplin) février. Mais il n'est de loin pas le seul.

Contrairement aux autres saisons, où un nombre restreint de sauteurs accaparait les podiums, la hiérarchie est beaucoup moins fermée cet hiver. En 18 concours de Coupe du monde jusqu'ici, 14 (!) sauteurs différents ont ainsi goûté à la victoire.

Une telle densité montre également qu'aucune nation n'a pris le dessus au niveau du matériel. Or cette guerre technologique a souvent été déterminante, comme par exemple aux JO de Vancouver, où Ammann s'était présenté avec une fixation révolutionnaire qui avait fait le malheur de ses adversaires.

La concurrence s'annonce beaucoup plus acharnée sur les tremplins de RusSki Gorki. Parmi les rivaux au St-Gallois, citons notamment le grand dominateur des dernières saisons Gregor Schlierenzauer, même si l'Autrichien est plus discret cet hiver (2 succès tout de même).

Le Polonais Kamil Stoch et le Norvégien Anders Bardal, tous deux champions du monde en titre, le Slovène Peter Prevc, actuel leader en Coupe du monde, ou l'Autrichien Thomas Diethart, vainqueur surprise de la Tournée des Quatre Tremplins, seront aussi à surveiller de près.

Attention également à l'inoxydable japonais Noriaki Kasai, lui aussi victorieux cet hiver et dont l'expérience (41 ans et 7e participation aux JO!) réduit presque Simon Ammann au rang de junior. Cela risque, en revanche, d'être beaucoup plus difficile pour un autre cador de la sélection autrichienne, Thomas Morgenstern, lui qui a été victime d'une violente chute à la mi-janvier et dont la participation à Sotchi est toujours incertaine.

Deuxième sauteur suisse sélectionné pour Sotchi, Gregor Deschwanden ne devrait pas, sauf sensation, jouer les premiers rôles. A 22 ans et pour la première fois en lice aux Jeux, le Lucernois cherchera surtout à s'aguerrir en vue de prochaines échéances.

Première pour les dames

Ces JO de Sotchi seront aussi l'occasion d'avoir pour la première fois une compétition féminine au programme. En 2009, une quinzaine de pratiquantes avaient tenté d'obtenir en justice l'inclusion du saut à skis féminin aux Jeux de Vancouver, menant leur combat jusque devant la Cour suprême du Canada, mais en vain.

Car seul le CIO a les pouvoirs de réviser le programme olympique. Jugeant à l'époque trop faible le nombre d'adeptes et les différences de niveau trop importantes, celui-ci avait dit non à l'introduction d'une épreuve dames. Aux Mondiaux d'Oslo en 2011, le concours féminin a toutefois réussi son examen de passage, ce qui a poussé le CIO à revoir son jugement.

Au vu de la saison, il semblerait presque injuste que cette grande première ne sacre pas la Japonaise Sara Takanashi. Vainqueur de huit des onze épreuves disputées depuis le début de la saison, la petite Nippone (1m52, 17 ans) possède toutes les cartes en mains pour faire l'histoire de son sport.

Seule Suissesse en lice, Bigna Windmüller ne fait pas partie des candidates au podium. La St-Galloise de 22 ans ne doit toutefois pas être sous-estimée. Elle l'avait prouvé il y a dix jours à Zao (Jap), où elle avait réussi les meilleurs résultats de sa carrière en Coupe du monde avec des 6e et 3e places.

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