Sorties disquesIncantations funk, élévations arménienne et brésilienne
Brittany Howard, Wilhem Latchoumia et le Gurdjieff Ensemble de Levon Eskenian vous assurent le salut musical.
Brittany Howard avec les anges
Soul On la croirait sortie tout droit de la légende gospel. Brittany Howard a gardé des pionnières l’allure désuète ainsi qu’une part non négligeable du style incantatoire, Rosetta Tharpe pour la référence principale. Phénoménale meneuse de bande avec Alabama Shakes dans les années 2010, la musicienne métisse d’Athens, Alabama, a depuis transformé son groupe en projet solo.
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Pour le reste, la musique, les arrangements, l’énergie funk qui sourd de ce rock hybride de r’n’b lorgnant vers une sorte d’ambient spectrale, évoque ici un croisement réussi entre Lenny Kravitz et The Weeknd, ainsi du single «What Now», parfois même les méditations minimalistes de l’écorchée Nina Simone, tel ce «To Be Still» en forme de complainte solitaire. De ce nouvel album, on retient dans l’ensemble ce va-et-vient séduisant entre compositions chargées de rythmes, électroniques même, et parties contemplatives.
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«What Now», Brittany Howard (Universal).
Poème sauvage et brésilien

Classique Familier de la musique de Heitor Villa-Lobos (1887-1959), Wilhem Latchoumia a gravé récemment un album «coup de poing» entièrement consacré à ce chantre de la musique savante brésilienne baignée de chansons collectées sur le terrain. C’est autant un enchantement ciselé qu’un tourbillon cyclonique. Le pianiste français butine dans la forêt amazonienne du compositeur: il y a les rondes faussement populaires («Cirandas»), les «Choros» traquant la «saudade», les berceuses tendres et, surtout, le «Rudepoema», rhapsodie sauvage et hirsute dédiée à Arthur Rubinstein où Villa-Lobos pousse l’expressivité aux limites de l’instrument. Wilhem Latchoumia joue de la musique nord-américaine à Épalinges le samedi 2 mars à deux pianos avec Vanessa Wagner (ensemble-enscene.ch).
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«Do Brasil», Heitor Villa-Lobos, Wilhem Latchoumia, piano, La Dolce Volta
L’Arménie du troubadour Gurdjieff

Folklore Difficile de savoir si cet enregistrement vous garantira un accès vers une conscience supérieure mais, cette interrogation mise en suspens, le «Zartir» du Gurdjieff Ensemble de Levon Eskenian, troisième volume de la remise en valeur des compositions du légendaire mystique Georges Gurdjieff, ouvre un voyage musical fascinant. Dans ce périple sonore où le duduk et le blul, hautbois et flûte arméniennes, invoquent des courants ascensionnels et où les cordes du qanûn et du tar en pincent pour des escalades tourbillonnantes, les occasions de léviter par l’esprit ne manquent pas…
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Explorant les riches motifs du folklore arménien en incluant le compositeur dans la tradition des ashughs, soit les troubadours de cette région du monde qui sont également au menu de cette expédition à la démarche agile mais qui avance aussi parfois d’un pas grave. Suivant les transcriptions de Hartmann, Eskenian se distingue par ses options instrumentales et sélectionne de nombreuses pièces vocales. L’esprit souffle sur cette collection de 14 morceaux.
«Zartir», The Gurdjieff Ensemble, Levon Eskenian, ECM
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