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Sorties cinémaQuels sont les films à voir cette semaine?

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«L’arbre aux papillons d’or»

D’abord un accident, puis un corps qu’il faut rapatrier. Thien, beau-frère de la passagère décédée, entreprend ce périple en compagnie de son neveu de 5 ans, Dao, qui a miraculeusement survécu à l’accident. Mais Thien a surtout une autre envie, celle de retrouver la trace de son frère aîné, qui a disparu depuis des années. Incontestable Caméra d’or (meilleur premier film) du dernier Festival de Cannes, «L’arbre aux papillons d’or» de Pham Thiên Ân (Vietnam) appartient à ce registre du cinéma d’auteur méditatif où la lenteur devient une composante esthétique nécessaire.

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On est littéralement hanté par cette intrigue toute en sinuosités et en grâce, suite de plans magnifiques et hypnotiques qui fait à la fois penser au cinéma de Weerasethakul comme à celui de Hou Hsiao-hsien. Une pause fortement recommandée dans le tohu-bohu des fêtes de fin d’année.

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Le temps d’aimer»

Les héros du film «Le temps d’aimer» de Katell Quillévéré.

Avec un titre qui fait délibérément référence à Douglas Sirk (on pense tout de suite à l’un de ses chefs-d’œuvre, «Le temps d’aimer et le temps de mourir»), Katell Quillévéré se positionne dans le registre du mélo, genre extrêmement casse-gueule s’il en est. Et signe en même temps l’un des films les plus bouleversants vus cette année à Cannes. Tout débute par d’insoutenables images d’archive de ces femmes tondues à la Libération parce qu’elles avaient couché avec l’occupant allemand. Puis on découvre Anaïs Demoustier, qui joue justement l’une de ces femmes marquées par l’opprobre et rejetées de tous. Deux ans plus tard, devenue serveuse dans une station touristique en bord de mer, elle rencontre celui qui va devenir l’homme de sa vie.

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Vincent Lacoste, comme une évidence, comme une issue positive à cette suite de malheurs. Pourtant, cette union scellera aussi le début de nouveaux tourments, et de clivages que seule l’ultime séquence du film viendra résoudre. Le film, qui brasse plusieurs thèmes et déborde vite de sa ligne, ne se laisse pas anticiper. Mieux, il éparpille nos certitudes, fragmente les attentes, jongle avec les thèmes et met à mal nos réflexes. De cette multitude naît l’émotion, du trop-plein jaillissent les étincelles et les larmes. Il y a un côté miraculeux dans cette production où toutes les blessures finiront par être pansées. Préparez vos mouchoirs.

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Une équipe de rêve»

Il y a de grands entraîneurs qui se retrouvent parfois à coacher de petites équipes. L’histoire du football, comme tant d’autres sports, en regorge. Voici celle des Samoa américaines, qui va tenter de se qualifier pour la Coupe du monde 2014. Le reste n’est que pure fiction, ou plutôt démarcage du réel.

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Joué par Michael Fassbender en entraîneur providentiel, ce métrage de Taika Waititi (dont le pénible «Jojo Rabbit» avait cartonné en 2019) demeure filmé avec des sabots de plomb, fonçant dans une intrigue dont le spectateur devinera sans peine, à quelques détails près, l’issue. Mise en scène routinière, direction d’acteurs passable, pour un résultat destiné à plaire. Il ne faut d’ailleurs ne rien en attendre d’autre.

Note: *

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Chasse gardée»

Coréalisée par Antonin Fourlon et Frédéric Forestier, cette comédie oppose une famille parisienne venue chercher le calme à la campagne et un village de chasseurs ancrés dans leurs rituels ancestraux.

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L’ensemble manque de subtilité et de folie, et reflète un esprit France profonde qu’on perçoit de moins en moins souvent dans des films. Pas la sortie du siècle.

Note: °

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«La fille de son père»

Le registre fantaisiste est assez difficile à manier au cinéma. La preuve avec ce film d’Erwan Le Duc qui table sur une relation père-fille a priori inédite, puisque la mère en est la grande absente et que le scénario brode sur les différents motifs d’une séparation à l’origine de tout.

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«La fille de son père» est un drame traité avec légèreté, humour et distance sans qu’on se sente vraiment impliqué. Côté casting, Nahuel Pérez Biscayart domine la situation comme ses partenaires.

Note: °

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Voyage au pôle Sud»

Comme l’indique son titre, «Voyage au pôle Sud» nous entraîne aux confins du monde, au centre du continent antarctique, dans un désert de glace où tout semble régi par d’autres règles qui perpétuellement nous échappent. Choix esthétique audacieux, la photographie, à l’exception d’un plan unique, sublime le noir et blanc dans tous ses contrastes, traduisant un monde silencieux et désertique en le fixant dans une dualité de teintes qui le rend paradoxalement encore plus beau. Pour Luc Jacquet, cette démarche, cette envie de long métrage correspond à une pure addiction. Il la nomme du reste «la morsure antarctique».

Mais cette marche des manchots, pour faire allusion à un autre de ses films, il la pratique depuis trente ans. Et aime s’immerger au milieu de ces singuliers animaux, comme un observateur étranger que les bêtes elles-mêmes semblent à leur tour observer. Il filme ces images comme s’il s’agissait d’un ultime voyage et qu’il n’allait plus y revenir. Et d’ailleurs, détail non négligeable, même s’il apparaît à l’image, on ne le voit pas. On ne discerne jamais son visage, tout au plus sa silhouette. Ce qui augure au fond d’un vrai travail d’auteur et non pas d’une captation. L’ensemble est aussi déroutant que beau.

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre
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