Sorties cinéma«Making of», «Argylle»: quels films aller voir cette semaine?
Une semaine marquée par la sortie du génial «The Zone of Interest» de Jonathan Glazer, ainsi que par le dernier Cédric Kahn, «Making of».
«Making of»

Sur la plupart des DVD/Blu-ray qui se respectent, un bonus formé du making of est proposé. Soit un film sur le film, réalisé durant le tournage. Ils sont généralement courts, rarement intéressants, et servent plus volontiers d’outils promotionnels que d’instruments pour une analyse. «Making of», de Cédric Kahn, qu’il a tourné juste avant ou après son «Procès Goldman», raconte le tournage d’un film. Plans à refaire, fous rires durant les prises, production en péril, menace d’arrêt définitif, la plupart des aléas de la fabrication d’un film sont au scénario.
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Alors on hurle, on crise, on panique, on s’engueule, on tourne quand même, dans le chaos et la fureur, une fiction sur la fermeture d’une usine que les producteurs voudraient voir affublée d’une fin heureuse à cause du public. Et pendant tout ce temps, un jeune homme filme le tournage, comme si la mise en abyme ne s’arrêtait jamais. L’énergie folle de ce métrage a quelque chose de purement jouissif. Dialogues percutants, comédiens déchaînés, humour du désespoir. Voilà un objet jubilatoire et plein de tonus. On se régale.
Note: ***
«Lost in the Night»

Qui connaît un peu le Mexicain Amat Escalante, sait qu’il pratique un cinéma total. Et parfois impénétrable. La plongée dans la violence de «Heli» nous avait laissés sur le carreau en 2013, pendant que «La Rejion salvaje» nous avait interloqués en 2016, ne livrant pas toutes ses clés, sans que la richesse formelle du métrage n’en pâtisse pour autant.
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«Perdidos en la noche» semble encore explorer une autre direction. Par le nombre des thèmes abordés, par la manière dont ceux-ci s’emboîtent et se ramifient, ce périple étrange, qui passe du polar au fantastique sans que jamais le constat social ne soit perdu de vue, demeure aussi curieux qu’unique. Peut-être moins radical que les précités, il témoigne d’une personnalité forte qu’on va continuer de suivre attentivement ces prochaines années.
Note: **
«Argylle»

Destiné à devenir une franchise, du moins si l’on en croit les plans finaux, «Argylle» met en scène un agent secret fictif imaginé par une romancière. Celle-ci se retrouve liée aux activités d’un syndicat criminel clandestin et elle ne tarde pas à découvrir que l’agent Argylle, sa propre création, existe bel et bien.
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On aurait aimé que cette dimension meta inspire un film dont les audaces narratives font exploser le classicisme ronronnant du schéma des films d’action et d’espionnage tels qu’ils se pratiquent depuis des décennies. Rien de tel pourtant, mais plutôt une éternelle redite, une sorte d’efficacité confortable et, au fond, très ennuyeuse dans laquelle Matthew Vaughn (auteur des différents volets des «Kingsmen») semble se complaire. Déplaisant.
Note: °
«La Sirène»

Dans le sud de l’Iran, les habitants d’une petite ville résistent à l’assaut des Irakiens. Sensibiliser à la politique et à la guerre par l’animation, tendance du genre depuis une vingtaine d’années, semble être aussi le credo de la réalisatrice Sepideh Farsi, qui est passée des mathématiques au cinéma avec une belle agilité.
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On retiendra le tonus du métrage, la beauté des dessins, la douceur pour dépeindre la violence, et l’intelligence du propos. Conseillé aux enfants.
Note: **
«Retour en Alexandrie»

Diplômé de l’ECAL, le Suisse Tamer Ruggli signe ici un premier long métrage qui épouse les contours du film de voyage. Retrouvailles entre une mère et sa fille, récit initiatique à rebours, généreux mais non dénué de défauts, le film fait un peu trop confiance à ses actrices, Fanny Ardant et Nadine Labaki.
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Cette conquête pour un affranchissement dans un monde meilleur nous laisse sur notre faim. Il y a du charme, mais il s’évapore vite.
Note: *
«Sous le vent des Marquises»

François Damiens joue Jacques Brel dans une fiction de Pierre Godeau qui s’inspire des derniers mois (années) de la vie du créateur de «Ne me quitte pas», contant notamment ses relations tendues avec sa fille.
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La platitude est hélas de rigueur pendant que l’émotion a pris congé. Faible, décevant, à côté de son sujet.
Note: °
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