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Sorties cinéma
«Babygirl», «Je suis toujours là», «Mémoires d’un escargot»: quels films aller voir cette semaine?

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«Babygirl»

Deux personnes dans une piscine éclairée la nuit, se faisant face, entourées d’une lumière bleue apaisante.

Au cœur du malaise. En voyant Samuel, l’un de ses nouveaux stagiaires, en train de dompter un chien difficile dans la rue, Romy, femme d’affaires crainte et reconnue, éprouve immédiatement une attirance sexuelle et animale. Mais affirmer que c’est réciproque n’est pas vrai. Pourtant, elle va attraper le jeune homme dans ses rets, suggérant une liaison BDSM dans laquelle elle serait la victime de jeux érotiques plus ou moins dégradants, plus ou moins troublants et pas toujours imaginatifs. Mais plutôt que suggérer, il faudrait écrire imposer. Vers la moitié du film, tous deux parlent du consentement comme quelque chose d’important dans une relation. Sauf que dans «Babygirl», il n’y a pas de consentement, mais uniquement une forme d’emprise univoque.

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Plus que quinquagénaire, mariée avec deux enfants, Romy cherche essentiellement à avoir de l’emprise sur son stagiaire. Il ne s’agit pas de désir, du reste, mais de possession, de la manifestation névrotique d’une pulsion éprouvée par un personnage de perverse narcissique qui ne veut pas l’admettre. Pour preuve, il tente de lui échapper, à plusieurs moments-clés, de mettre un terme à cette liaison, de la fuir. Mais le pouvoir qu’elle exerce sur lui est aussi celui d’une hiérarchie, qui laisse planer des menaces sur l’avenir du jeune homme au sein de la boîte. Menaces qu’il retourne en sa faveur en évoquant la possibilité de raconter leur affaire à d’autres cadres.

Faussement sulfureux et problématique, ce thriller érotique, à peine mieux filmé qu’un «50 nuances de Grey», pourrait capitaliser sur d’autres thèmes. Par exemple en s’interrogeant sur le vieillissement des corps. Kidman n’en ressort pas grandie. Face à Harris Dickinson (l’insupportable bellâtre de «Sans filtre» de Ruben Östlund), elle se recroqueville, comme enfermée dans un corps qui lui fait honte, écrasée par le poids de ce qu’elle incarne. On ignore si elle en était consciente, mais en tout état de cause, l’actrice de 57 ans convainc moins qu’une Demi Moore dans «The Substance», qui traite lui aussi à sa manière de la lutte contre le vieillissement. Pour la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn, qui n’avait jusque-là signé qu’un film d’horreur, «Bodies, Bodies, Bodies», ce n’est certainement pas un hasard. Décevant. PGA

Note: *

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Je suis toujours là»

Famille souriante posant sur une plage ensoleillée avec la mer en arrière-plan.

Cela faisait longtemps qu’on était sans nouvelles de Walter Salles. Douze ans. Son dernier film, en 2012, était l’adaptation du roman de Kerouac, «Sur la route». «Je suis toujours là» est lui aussi une adaptation, d’un livre écrit par Marcelo Rubens Paiva et paru en 2015 au Brésil. Il y évoque la disparition, durant la dictature militaire en 1971, de son père Rubens Paiva, député du parti travailliste brésilien. C’est donc l’histoire d’une famille déchirée que conte cette fresque politique dans laquelle l’humain passe avant le discours.

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Le talent de conteur de Salles est resté intact, son film plonge dans un passé récent sans en rajouter des tonnes dans le pathos. Il transmet une époque, réinventant chaque détail d’un monde révolu qu’il ne s’agit pas d’oublier, mais pas de glorifier non plus. Demeurer à la bonne distance d’un sujet, que celui-ci soit puissant ou non, est la première qualité d’un cinéaste. «Je suis toujours là» a été récompensé par un prix du scénario amplement mérité à la dernière Mostra de Venise. PGA

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Mémoires d’un escargot»

Deux personnages animés assis sur un banc, tenant des cornets de fish and chips. Le personnage à droite porte des lunettes rouges.

Cristal du meilleur long-métrage au dernier festival d’Annecy, ce film en stop motion (comme ceux de Claude Barras, avec lequel il entretient une certaine parenté) tourné en Australie parvient à émouvoir avec un sens du minimalisme qui ne semble appartenir qu’à Adam Elliot, son auteur. On y suit les malheurs d’une orpheline collectionneuse laissée seule au monde. Entre Dickens et Kipling, un conte aussi triste que beau. PGA

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Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre