Sorties cinémaQuels films aller voir en salles cette semaine?
Au menu de la semaine, une évocation de Bob Marley, un film de catch, une romance nostalgique entre garçons et deux familles au Portugal. Plus le dernier Bonello.
«Bob Marley: One Love»

Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ceci n’est pas vraiment un biopic et voilà qui nous rassure. «Bob Marley: One Love», de Reinaldo Marcus Green, débute alors que le roi du reggae est déjà une star dans le monde entier. Le film se segmente dès lors en une suite de combats qu’il mène contre l’adversité. Mais ses différents opposants, entre règlements de comptes en Jamaïque et prospérité d’une idole dont le monde entier s’arrachera les disques, sont plus survolés qu’abordés.
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Le film donne l’impression de ne pas revendiquer de point de vue autre qu’une espèce de coolitude à peine dérangée par quelques obstacles, en particulier celui de la maladie. Nullement déplaisant, le résultat est lisse et sans aspérités. Attachant de mimétisme, Kingsley Ben-Adir fait des efforts pour être crédible, et y parvient. L’ensemble, produit par Ziggy Marley, fils de Bob, baigne dans la sympathie. Contrat rempli sans plus-value.
Note: **
«Iron Claw»

Voici un biopic entièrement centré sur une famille de catcheurs, les Von Erich. Dans cette parentèle, on parle surtout du père et de ses trois fils. Le premier voudrait que les seconds montent à leur tour sur des rings pour connaître la gloire et une forme de prospérité qui s’avérera vite malsaine, pour ne pas dire toxique. C’est donc cette masculinité toxique, pour reprendre des termes qu’on lit un peu partout à propos de ce film, que son réalisateur, Sean Durkin, combat, retrouvant un contexte assez semblable à celui de «The Nest», un précédent opus lui aussi assez dark.
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On peut louer ici la prestation de Zac Efron, meilleur acteur que ce que d’aucuns pensaient, ainsi qu’une démarche incisive qui fait son effet de déconstruction avec une certaine classe. Reste que le peu d’empathie ressenti pour les différents personnages présentés n’aide guère à donner au film une patine universelle qu’il aimerait certainement revendiquer dans sa démonstration de l’emprise masculine. Durkin ne parvient pas toujours à transcender un sujet dont la cinégénie est assez discutable. Le concert de louanges décernées depuis quelques semaines au résultat semble en partie exagéré. Cela dit, on a rarement tort lorsqu’on aime.
Note: **
«Le vent qui siffle dans les grues»

Sans connaître le roman à l’origine de ce nouveau film de Jeanne Waltz (après «Pas douce» qui remonte déjà à 2007), on ne peut dénier au «Vent qui souffle dans les grues» une véritable tenue dans la description évolutive et parallèle de deux familles. Soit celle de l’héroïne, des notables portugais au final assez quelconques, et une famille capverdienne que la jeune femme a rencontrée au décès de son aïeule et qui lui permet de garder le cap.
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D’une fiction généreuse, la cinéaste embrasse le monde qui l’entoure avec une volupté par instants charnelle tout en parcourant l’histoire récente du Portugal. Le naturalisme de l’ensemble charrie son lot d’émotions, et l’on s’attache à ceux et celles qui traversent le champ d’une fiction gorgée d’humanisme. Modeste et séduisant.
Note: ***
«Sans jamais nous connaître»

Brisant les frontières temporelles, ce film d’Andrew Haigh se centre sur Adam, qui vit dans une tour à Londres où tous les appartements semblent inoccupés. Mais un curieux voisin, Harry, vient un soir sonner à sa porte. Le rapprochement est inévitable, une sorte de coup de foudre s’impose entre les deux hommes. Mais d’autres souvenirs poussent Adam à entreprendre un voyage dans son passé, dans la maison de son enfance. Où il découvre que ses parents, morts depuis trente ans, occupent toujours les lieux.
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Pendant que les frontières entre réalité et fantasmes s’estompent, le film se renforce et ressemble de plus en plus à un voyage d’outre-tombe où tous les problèmes auraient été digérés et résolus.
Haigh tire un peu trop sur le pathos dans ce mélodrame unique, minimaliste et grave dans lequel la nostalgie le dispute à l’hyperconscience. L’ensemble conserve une patine feutrée. On a le sentiment d’un récit trouble et sexué qui avance avec prudence sur des sentiers glissants, voire dangereux. L’aspect fantastique de l’histoire est le plus réussi. Les passages de confession sont en revanche attendus et peu originaux.
Note: **
«Chien et chat»

À chaque semaine son navet. Celui-ci est assez puissant. Deux animaux moches et bêtes (pas merci à l’animation 3D) se perdent entre Montréal et New York avec leurs maîtres, Rheem Kerici et Franck Dubosc, très mauvais, à leurs trousses.
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On voit mal ce qu’on peut sauver d’une telle mélasse. C’est foncièrement raté, pas drôle, peu agréable à regarder et écrit avec les pieds.
Note: •
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