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Sortie en famille à GenèveGravity Park, royaume bondissant

Le bac à mousse. Plus grand qu’une fosse à plongeon.
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L’adresse ne dira rien à personne. Rue Emma-Kammacher 9, Ouest. À l’ouest de quoi? Mieux vaut entrer la destination sur votre routeur GPS, au risque de tourner en rond dans la zone industrielle de Meyrin. Tous les bâtiments se ressemblent un peu dans le secteur.

L’un d’eux sort du lot par son architecture sobre – un grand rectangle – mais généreuse par le volume dégagé. Mille mètres carrés au sol, le plafond culmine à plus de 6 mètres de hauteur. C’est confortable, bien chauffé et hyperlumineux. Nous y sommes: «Bienvenue à Gravity Park, le tout nouveau centre de sports et de loisirs à Genève.»

La rampe ninja. L’art de transformer sa vitesse en hauteur.

Une mère enthousiaste valide la formule d’accueil: «L’endroit est juste génial», lance-t-elle, accompagnée de sa progéniture, au sortir d’une session familiale de deux heures dans le lieu. Elle reviendra, c’est certain. Comme ce père rencontré au pied d’un module très prisé. Ordinateur allumé, il répond à ses mails de travail pendant que son fils s’essaie à la rampe ninja.

Une grande courbe en bois offrant trois points d’accroche. Le premier suffira au bonheur du jeune pratiquant. À mains nues comme tous les autres obstacles de parkour aux mille variantes, permettant à chaque fois de mettre son corps à l’épreuve de la gravité. Notre ninja à tête blonde apprend vite. Il a compris qu’il fallait prendre de la vitesse pour mieux la transformer en hauteur.

C’est gagné. Le voilà bien accroché. Le bras est tendu, la main ne tremble pas. Il peut se laisser redescendre dans la rampe comme on dévale un toboggan, sous les applaudissements paternels. Les deux reviendront, en inversant les rôles.

Des enfants et des adultes, en inversant les rôles, la tête à l’envers.

Juste à côté, des adultes confirmés découvrent le bac à mousse. Une fosse impressionnante, plus grande que celle d’un plongeoir de piscine. Des sauts et des rires. Tous les âges se mélangent en brassant les cubes qui assurent à chacun, quel que soit son poids, une réception sans dommage.

C’est tentant comme ce parc à trampolines – quel luxe en matière de sols montés sur ressorts – qui donne de la verticalité à ses nombreux adeptes. La cadette du jour, 10 ans à peine, vient de réaliser deux saltos et continue à enchaîner les figures. Du périlleux parfaitement maîtrisé.

Christoph Sarbach, président de l’association KBS Parkour, à l’origine et à l’animation de cette salle unique en Suisse romande.

On l’applaudit, tout en écoutant le responsable de cette salle entièrement sécurisée nous raconter son projet aujourd’hui sous toit. Il s’appelle Christoph Sarbach, un trentenaire au visage rayonnant tombé depuis l’enfance dans les sports urbains. Vingt ans de parkour dans les muscles, mais celui, administratif et financier, qu’il a fallu franchir, obstacle après obstacle, aura été le plus long.

Recherche du lieu

«Je suis sur ce projet depuis une douzaine d’années, raconte-t-il. La recherche du lieu a pris du temps, j’ai beaucoup voyagé, de Berlin à Stockholm, de Paris à Los Angeles, pour aller voir ailleurs ce qui se faisait de mieux en la matière.»

La matière réunie a beau défier les lois de la gravité, elle a son coût, qui, lui aussi, bondit rapidement: «Toute l’installation intérieure avoisine le million de francs. Le Canton et son Département des sports et de la cohésion sociale nous ont apporté un soutien décisif, sans compter la Fondation meyrinoise du Casino, la Loterie Romande, le Fonds du sport, le Fonds jeunesse et un crowdfunding à hauteur de 45’000 francs.»

La surface dévolue aux trampolines est particulièrement grande.

Le résultat final est à la mesure de ce jeu de patience et de conviction. Notre fondateur, bien entouré – une demi-douzaine de coachs recrutés par ses soins – semble avoir pensé à tout. Le lieu s’enrichit d’un espace dévolu à la musculation et d’un praticable de compétition qui plaît beaucoup aux gymnastes.

Une mezzanine domine l’ensemble. Il manquait encore un escalier en bois pour y accéder. C’est fait. Le mobilier à disposition est au grand complet. Sans omettre des tables et des bancs destinés aux anniversaires. Ce Gravity Park se décline en mode festif, ludique et sportif.

Charte éthique

Il a sa charte éthique, rédigée avec soin, dans le respect des valeurs qui collent à notre époque. Des cours du soir sont organisés, des camps et des sorties scolaires ont déjà été mis sur pied avec succès. L’association KBS Parkour, qui gère cette adresse remarquable, a son site, à la consultation aisée et bien documentée.

Tapez www.gravity-park.ch et composer le 078 312 14 72 pour annoncer votre venue en bande. La voix qui répond est celle de Christoph, sans «e» à la fin. Un prénom léger et bondissant, comme le royaume qu’il partage désormais avec la population genevoise.

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